Oujda : Échange de pratiques culturelles dans le pourtour méditerranéen

Oujda : Échange de pratiques culturelles   dans le pourtour méditerranéen

Dans le cadre du jumelage entre les villes d’Oujda et de Lille et grâce à l’implication de plusieurs associations marocaines et françaises, l’Espace de formation et d’animation du tissu associatif d’Oujda a abrité, samedi 11 décembre, une journée culturelle consacrée à l’échange de pratiques culturelles en Méditerranée. Une quinzaine d’animateurs socioculturels représentant la France, la Belgique, la Tunisie et le Maroc y ont pris part. Au menu : conférences plénières, expériences de développement culturel local, travail en atelier, animation artistique, danse populaire et présentation théâtrale. Des activités variées mais thématiquement ciblées pour actualiser l’intérêt accordé aux attentes des habitants des quartiers populaires. Cette mise en réseau d’associations de différents horizons est due à l’association Banlieues d’Europe qui avait organisé, en 2008, une rencontre de dialogue interculturel en action. Une rencontre qui ambitionnait de consolider les échanges en pratiques culturelles similaires, en mettant en binômes des artistes et acteurs de terrain travaillant sur la création artistique avec les habitants. C’est ce qu’a expliqué son président, Jean Hurstel, lors de la cérémonie inaugurale de cette journée. De son côté, l’Association «Attacafa» de Lille a présenté son expérience basée sur le Festival de la «Louche d’or» qui est un prétexte pour investir les espaces publics en invitant des artistes à se produire au cœur des quartiers populaires, à créer une convivialité toute spontanée faite par et pour l’ensemble des participants. «L’organisation de la rencontre d’Oujda a pour objectif d’échanger les pratiques d’animations culturelles menées par les uns et les autres et de voir comment on peut mettre en réseau l’ensemble des acteurs qui ciblent les quartiers qui ont le plus besoin d’animations artistiques et culturelles», a expliqué à ALM Emmanuelle Niquet Chatelet, administratrice de l’association «Attacafa». Et d’ajouter : «L’idéal serait de monter des projets en commun et d’échanger des pratiques afin de créer des passerelles entre des personnes engagées dans des actions culturelles à visée humaine». Sur le choix de la ville d’Oujda pour l’organisation de cette rencontre, Rémi de Montaigne, correspondant technique de la ville de Lille à Oujda, a déclaré que la capitale de l’Oriental est jumelée avec Lille depuis quelques années. Cela revient aussi au fait qu’une grande communauté originaire de l’Oriental est installée à Lille. De leurs côtés, des associations marocaines participantes à cette rencontre, à l’instar du Réseau euro-méditerranéen du développement local, «Wakha wakha», Casa-mémoire ou la Fondation Orient- Occident, ont présenté leurs expériences respectives en matière de sauvegarde du patrimoine menacé, d’animation dans les plates-formes de l’INDH et d’organisation d’ateliers à visées formatives et génératrices de revenus pour femmes en difficultés ou artistes en herbe. C’est ce qu’a expliqué Abdelouahed Belcaidi, directeur de la Fondation Orient-Occident, qui a précisé que le centre qu’il dirige focalise sur les petits enfants d’un quartier périphérique. «On est plus sensible à tout ce qui se rapporte au jeu, au soutien scolaire, à ce qui aide à s’épanouir dans le sens du divertissement et de la formation, pour en faire une personne équilibrée et ouverte sur l’ensemble des expériences artistiques qui se font de par le monde», a-t-il indiqué.

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