Oujda : Heureux dénouement pour le projet Tanmia II

Oujda : Heureux dénouement pour le projet Tanmia II

Les acquéreurs du projet d’habitat municipal Tanmia II peuvent respirer après 14 ans d’attente. Initié par l’ancienne commune de Sidi Driss El Gadi d’Oujda en 1994, ce projet d’habitat devait bénéficier à 152 familles, qui se sont acquittées de leurs redevances et qui ont appliqué la démarche administrative pour l’octroi de leurs logements dans le cadre du projet municipal Tanmia II. Mais des vices de forme entachaient le dossier d’irrégularités et privaient de facto les familles bénéficiaires du droit aux titres d’habitation. «Il s’agit en somme d’un manque d’attention, voire de professionnalisme dans la gestion d’un simple dossier de construction d’appartements», a expliqué à ALM Abdelhamid Bekkouch, ingénieur de la commune urbaine d’Oujda.
Au départ, il y avait un problème au niveau de l’élaboration du cahier de prescription spéciale. Le travail réalisé sur la faisabilité n’était pas conforme avec le budget alloué à de telles constructions. Un cahier de prescription spéciale (CPS) a été établi sur une base de 1.800.000 DH alors que le prix réel était de 6.700.000 DH, note-t-on auprès des services de contrôle de constructions municipales. De son côté, le cahier des charges qui engageait l’entreprise était entaché d’irrégularités manifestes. À cela s’ajoutaient les problèmes liés aux différents raccordements aux réseaux d’assainissements d’électricité et d’eau potable qui n’ont pas été établis dans les normes. Et là où le bât blesse, c’est que ce sont les acquéreurs de ces logements qui ont payé des erreurs administratives. D’abord le nombre d’appartements réalisés dans le cadre de Tanmia II a été revu à la baisse puisque les immeubles construits ne contenaient que 63 logements. Les quatre-vingt-neuf autres familles qui ont engagé la procédure d’octroi de logement en versant 30.000 DH comme avance, devaient payer une amende de 6000 DH pour désistement. Alors qu’il n’y a pas de désistement du moment que c’est la municipalité qui n’a pas tenu ses engagements en réduisant le nombre d’appartements construits. Un vice de forme qu’ont invoqué ces habitants pour faire constater la nullité d’un acte de procédure, mais qui a dû attendre l’intervention du wali de l’Oriental pour mettre les points sur les «i» et rendre justice à des citoyens lésés dans leurs droits. Intervenant lors de la remise des clefs d’appartements aux propriétaires des logements Tanmia II tenue  au siège de la wilaya à l’occasion de l’Aïd Al Adha, Mohammed Brahimi, wali de l’Oriental et gouverneur de la préfecture Oujda-Angad, a reçu les familles qui n’ont pas pu habiter leurs maisons depuis quatorze ans. «Nous sommes heureux d’avoir atteint ce dénouement après un processus de complexités administratives, financières et des difficultés avec l’entreprise qui a construit ces logements», a précisé M Brahimi.

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