Oujda : Journée d’étude sur la presse

Oujda : Journée d’étude sur la presse

Dans le cadre de la journée mondiale de la liberté de la presse qui aura lieu le 3 mai, le groupe de recherche, «identité et différence», et la licence professionnelle, «médias et communication interactive» organisent une journée d’étude avec la participation de journalistes, enseignants universitaires et les étudiants des dites filières. L’objectif étant de permettre aux étudiants de mesurer le degré d’assimilation des cours théoriques et ce en comparaison avec les travaux réalisés par des professionnels.  En échangeant les expériences et en menant une réflexion commune sur des thématiques d’actualité, la qualité de l’enseignement à la Faculté des lettres et des sciences humaines  gagnera en savoir-faire professionnel. Au fait, la filière Médias et communication interactive est une filière professionnelle organisée en deux semestres (semestre 5 et semestre 6). La formation dispensée conjugue des enseignements pratiques et théoriques. Les cours sont animés en trois langues : arabe, français et anglais. «Ces trois langues sont nécessaires pour les étudiants qui cherchent à varier leurs ressources de documentation: condition sine qua non pour réussir leur vocation de journaliste», a déclaré Chourouq Nasri, cheville ouvrière de cette branche. Et d’ajouter : «Former des praticiens trilingues dans le domaine des médias et de la communication est un avantage pour ceux qui veulent peaufiner par la suite leur niveau en s’inscrivant dans des écoles de renommée internationale ou en travaillant avec des supports médiatiques nationaux ou étrangers.» Précisons, par ailleurs, que la filière médias et communication a été créée pour engager la faculté des lettres dans des perspectives professionnelles et offrir de nouveaux horizons aux étudiants. C’est ce qu’explique par ailleurs l’argumentaire de cette journée qui précise : «La circulation du savoir et la formation de l’opinion publique sont les fonctions principales des journalistes. Mais, les médias jouent aussi un rôle décisif dans le développement économique». Aussi, la presse peut être un observateur critique de l’état. «Cependant, le rôle de la presse en tant qu’instrument critique du pouvoir ne peut être garanti si la liberté d’action et d’expression des journalistes est limitée», précise notamment cet argumentaire. Les journalistes peuvent jouer leurs rôles d’analystes et d’observateurs à condition d’avoir une réelle indépendance vis-à-vis du pouvoir. D’autres problèmes empêchent le développement de la presse et la pleine réalisation de son potentiel en termes de transparence de la vie publique et de lutte contre la corruption. Pour définir le rôle des médias et provoquer une réflexion sur les moyens de promouvoir et de défendre le pluralisme et la liberté de la presse, la journée du 3 mai propose de réfléchir sur les thèmes suivants: «la liberté de la presse au Maroc»; «les médias et la démocratie»; «le journalisme politique»; «la censure»; «la presse, le pouvoir et l’argent»; «les défauts de la presse marocaine»; «le code de l’éthique journalistique»; «le manque de compétitivité entre les quotidiens»; «les écoles de journalisme au Maroc»; «le journalisme d’enquête»; «la presse et la caricature»; «le photojournalisme»; «les jeunes et les nouveaux médias»; «le genre et les médias»; «le e-journalisme»; «les stratégies de la construction d’information et la réalité médiatique : une construction».

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