Oujda : La famille et l’école pour asseoir le comportement civique

Oujda : La famille et l’école pour asseoir le comportement civique

Ahmed Akhchichine, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, a présidé, mardi, à Oujda  le conseil administratif de l’académie régionale de l’éducation et de la formation. Une session tenue  sous le thème «La famille et l’école : ensemble pour asseoir le comportement civique» ; et qui s’inscrit dans le cadre du renouveau pédagogique. La tenue de ce conseil tend à mettre en place une vision pragmatique et pratique pour assurer à l’école  tous les critères d’efficacité et toutes les conditions de la qualité souhaitée par tout le monde.  Elle tend  aussi à impliquer tous les partenaires dans la mise en place des orientations de la réforme. C’est une approche stratégique qui se veut urgente pour rattraper le retard constaté. Intervenant à cette occasion, M. Akhchichine a expliqué que le rôle du conseil académique est de contribuer aux réajustements qui s’imposent tout  en veillant à une application optimale des dispositions de la charte nationale d’éducation et de formation. C’est opérationnaliser les  outils pour optimiser l’implication des  académies régionales  dans la mise à niveau de l’institution scolaire dans un premier temps et réussir le pari de  l’excellence scolaire par la suite, a-t-il fait savoir. M. Akhchichine a, par la suite, dressé un tableau exhaustif des réalisations accomplies en matière de généralisation de la scolarisation au cours de l’actuelle décennie de réforme. Ainsi  le taux de scolarisation a atteint 94% au primaire, 74,5% au secondaire collégial et 48% au secondaire qualifiant.
Des performances  satisfaisantes mais qui ne peuvent omettre une réalité négative et qui se rapporte à la tranche d’âge de 4-5 ans qui n’a pu dépasser les 59% en matière de scolarisation.
Alors que les écoles de la région orientale enregistrent un retard de 37% ; 55% et 33% en matière d’accès à l’eau potable, aux équipements sanitaires et en couverture d’électricité. Constat  qui interpelle à plus d’un niveau, pour accorder plus d’intérêt à cette région, a-t-il insisté. M. Akhchichine a développé par la suite la stratégie préconisée par son ministère en matière des examens, de carte scolaire d’orientation pédagogique et de  la promotion de l’usage des TIC ; pour que l’école  se prépare de manière réfléchie à dépasser ses lacunes et d’assurer les bases de qualité convoitée pour répondre positivement à toutes les attentes. Ceci dit, il reste beaucoup de choses à rattraper car l’école a besoin de l’implication de tout un chacun pour réussir les défis de la généralisation et la qualité. De son côté, Mohammed Benayad, directeur de l’AREF, a dressé un tableau chiffré des états de lieu. Ainsi le primaire compte 494 établissements scolaires  pour  103 collèges et 56 lycées ; alors que le nombre des enseignants est de 17 474  pour un taux 364 305 élèves. 
Le taux de réussite a atteint 88,64% au primaire, 54, 50% au collégial et 47,31% au cycle qualifiant. Sur le plan financier, les budgets d’exploitation et d’investissement étaient de l’ordre de 261 174 867 DH pour l’année 2007, alors que le budget pour l’année 2008 est de l’ordre de 281.000.000 DH.  Ce sont des données qui mettent l’accent sur les efforts fournis grâce à la mobilisation de tout le monde dans une région aux potentialités et besoins énormes, a-t-il fait savoir.  Commentant les débats pour ALM, M. Benayad s’est félicité de la pertinence des approches faites car les intervenants sont de plus en plus conscients de l’importance de l’enjeu et des attentes. Ce n’est pas uniquement un discours de reproches mais une contribution qui émane de la réalité vécue par notre école. C’est une réflexion profonde sur ce que nous voulons faire et comment on peut le réussir.    

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