Oujda : la formation de qualité à l’université à l’ordre du jour

Oujda : la formation de qualité à l’université à l’ordre du jour

Sur initiative de la cellule «Qualité de la formation et ingénierie pédagogique», l’Université Mohammed 1er (UMP) a abrité les 9 et 10 décembre des journées d’étude sur la démarche qualité à l’université. Une approche qui a débuté en 2008 et qui se poursuivra jusqu’à 2012 dans le cadre de la coopération UMP et l’université catholique de Louvain-La-Neuve (UCL) Belgique. L’objectif étant d’échanger les expériences, les stratégies et les standards à adopter dans le domaine de la formation de qualité. Intervenant lors de la séance inaugurable, Mohammed Elgadi, coordonnateur du sous axe qualité de formation et ingénierie pédagogique à l’UMP, a rappelé que l’université marocaine connaît des mutations importantes au niveau de ses structures. «Ces mises à niveau contribuent à légitimer le recours à la qualité comme objectif et mode de gestion», a-t-il précisé. De son côté, Omar Anane, vice-président de l’UMP a précisé que l’université d’Oujda est mobilisée à travers différents programmes et projets pour une politique fondée sur le renforcement de la qualité dans ses trois activités majeures : l’enseignement, la recherche et la gouvernance. En parallèle, l’évaluation des formations et des cursus s’avère comme levier indispensable de la démarche qualité dans l’enseignement supérieur. Par ailleurs, Jean-Marc Braibant, coordonnateur du projet qualité du côté belge, a expliqué que l’amélioration des performances est au centre du programme de la coopération maroco-belge. Une collaboration avec deux objectifs : mieux préparer les étudiants à l’insertion socioprofessionnelle, mais aussi développer un système d’évaluation qui améliorera les contenus et les apprentissages des enseignants. Quant à Christine Jacqmot qui a animé la première conférence plénière, elle a expliqué à ALM que dans le monde industriel et commercial, la qualité est un label et une distinction permettant de récompenser un produit dont la démarche de production remplit certains critères le distinguant des autres. Elle a expliqué, par la suite, que la qualité est un processus dynamique qui associe adhésion et contrôle. Elle est, de ce fait, une dimension culturelle qui ne peut être assurée par un seul contrôle régulier du respect de normes si les critères ne sont pas explicités et partagés, ou s’ils ne répondent pas aux besoins et aux attentes des acteurs concernés. Une formation de qualité, a-t-elle ajouté à ALM, «propose des dispositifs d’aide et d’entraide: information, orientation, préparation, diagnostic, entraînement, soutien social ou financier et remédiation. Elle offre des ressources adaptées aux besoins spécifiques des différents publics auxquels la formation s’adresse». Il ressort aussi des explications de Mme Jacqmot que la formation de qualité s’appuie sur les critères de l’encouragement à un apprentissage en profondeur, la diversité des situations d’apprentissage, la cohérence du dispositif pédagogique (objectifs, méthode, évaluation), la valorisation de l’engagement pédagogique des enseignants, le soutien aux innovations pédagogiques, le développement pédagogique des enseignants et l’évaluation de la qualité des enseignements et des programmes. Il est à signaler par ailleurs que le programme de ces journées se composait de conférences portant sur la démarche qualité et les indicateurs adoptés par l’UCL ainsi que l’assurance qualité comme référentiel partagé d’indicateurs et des procédures d’évaluation et ce en plus des ateliers portant sur l’évaluation des acquis des étudiants et l’ingénierie des projets.

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