Oujda : La ville trace sa stratégie marketing

Oujda : La ville trace sa stratégie marketing

Une journée de communication pour mettre en avant l’ouverture d’Oujda sur de nouveaux horizons. Outil clé : le livre «Oujda porte du Maroc : mille ans d’histoire ». Ce dernier est le fruit d’un travail collectif élaboré sous la houlette de Mohamed Ibrahimi, wali de l’Oriental et gouverneur de la province d’Oujda. Un livre tiré à 4000 exemplaires et qui a nécessité une année de concertation entre les deux co-auteurs M.Ibrahimi et Abdelkader Retnani (éditeur du livre). Un travail constitué d’une vingtaine de textes et de 298 photos et préfacé par Frédéric Vitoux de l’Académie française. Un livre «ambassadeur» qui représentera Oujda prochainement dans les salons du livre à Montréal, Bruxelles, Paris et autres villes de par le monde.
L’intérêt d’un livre d’art est de permettre à une ville d’ériger son espace en icône valorisante et attractive. Un livre d’art décrit autrement le quotidien de la ville d’Oujda qui mérite d’être vu sous ses différents angles. «Je préfère me sacrifier à l’art de la rédaction pendant mon temps libre… j’ai la faiblesse de composer des mots et des phrases. C’est ma passion. J’ai troqué mon costume de wali contre celui de co-auteur pour figurer sur le même registre que des hommes pour qui j’ai beaucoup d’admiration et contribuer à la réalisation de cet ouvrage», confie M.Ibrahimi à ALM. Et d’ajouter, «J’espère qu’il sera un témoignage palpitant d’une passion envoûtante. Un livre conçu comme le témoignage d’un profane. Je ne suis ni historien ni littérateur, mais j’ai apporté un témoignage sincère à travers ma grille de lecture de ce qui m’a paru être la ville d’Oujda».
Un livre d’art pour faire découvrir aux uns et rappeler à d’autres qu’Oujda mérite l’intérêt de tous. «On ne peut juger une ville aussi introvertie qu’Oujda après quelques mois de séjour. On ne peut la décrypter, car c’est une ville qui a une expression pudique. J’ai fait ce travail avec l’humilité de ceux qui doutent et la passion de ceux qui ont appris à aimer cette ville. Et je suis fier de compter parmi les Oujdis qui portent leur ville dans un chauvinisme poussé à l’extrême», révèle M. Ibrahimi.
L’idée du livre a été celle du wali qui a souhaité rendre justice à une ville, dont on ne cite que très rarement la présence parmi les glorieuses cités du Maroc. «C’est un appel du cœur qui se ressource des sentiments exprimés à partir de notre propre grille de lecture de cette ville», a expliqué Abdelkader Retnani. «J’encouragerai la poursuite de l’édition dans la limite de mes moyens. Il y a déjà trois projets intéressants. Le premier concerne la mise en place d’une version arabe de ce livre. La deuxième porte sur la réalisation d’un livre sur les années vingt d’Oujda, à l’instar de ce qui a été fait pour Fès et Rabat à propos de l’art et l’architecture typique à cette ville. Et troisièmement, c’est un livre sur la grande force culturelle avec une densité du champ religieux qui connaît des développements magnifiques… Ce n’est que rendre justice à la ville des trois cents mosquées et de la centaine de minarets», poursuit-il. Oujda a de quoi être fière. Sa mise à niveau est sur les rails pour lui offrir la position qu’elle mérite dans son espace national et euro-méditerranéen. Un plan élaboré et mis en œuvre, depuis cet été, s’appuie, entre autres, sur la communication institutionnelle. Cette dernière est basée sur la déclinaison d’une identité visuelle avec un slogan : «Oujda, moi j’y crois» qui s’adresse à la population d’Oujda afin de l’impliquer davantage dans l’immensité du programme de développement initié par SM le Roi Mohammed VI. Elle s’appuie aussi sur la nécessité de faire connaître des projets couvrant les 149 chantiers ouverts dans la ville. Des atouts à transformer en potentialités économiques grâce à un budget alloué qui frôle les cinq milliards de dirhams. Oujda, c’est aussi une tendance vers la modernité à travers des réalisations compétitives et modernistes à travers de nombreux projets, dont Oujda Cyti-Center et le futur aéropole avec son technopôle couvrant 450 hectares. Oujda a creusé son chemin et ira jusqu’au bout.

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