Oujda : le plan Maroc Vert en débat

Oujda : le plan Maroc Vert en débat

En partenariat avec l’Université Mohammed Premier d’Oujda (UMP) et dans le but d’impliquer davantage les professeurs et chercheurs universitaires dans la mise en application du plan Maroc Vert, l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya (ORMVAM) organise, ce jeudi 21 janvier, à la présidence de l’UMP, une journée d’étude et de sensibilisation scientifique sur les potentialités agricoles à développer pour assurer une relance économique dûment réfléchie. Une rencontre qui stipule la concrétisation de deux objectifs. Primo, assurer une meilleure prise en compte de la nature et de l’impact des projets programmés. Secundo, garantir un développement efficace par le biais de partenariats pouvant contribuer au développement agricole régional notamment avec les départements en charge des programmes de la recherche, de la formation professionnelle, de l’eau et des terres collectives. «La réussite de la mise en œuvre des projets proposés dans le cadre du Plan agricole régional exige le renforcement des capacités de tous les acteurs, d’où la nécessité d’accorder une grande attention au développement des partenariats à tous les niveaux». C’est ce qu’explique la note introductive de ces journées. Il est à préciser que dans sa déclinaison régionale, le plan Maroc Vert consacre à l’Oriental un investissement global de l’ordre de 9.122 MDH pour la réalisation de 77 projets. 58% de cette enveloppe seront destinés au développement de la de production végétale par la réalisation de 49 projets. 34% de ce budget iront aux 17 projets et actions transverses. Alors que les 8% qui restent seront consacrés à la réalisation de 11 projets concernant la production animale.
Sur le plan des filières bénéficiaires, viennent en tête l’oléicole avec 16 projets (1500 MDH), les agrumes avec 15 projets (2015 MDH) et les maraîchages avec 5 projets (700 MDH). Quant à la valeur ajoutée de ces projets, elle est estimée à 5,32 MMDH par an et générera la création de 36,04 millions journées de travail. À ce propos, les études réalisées au niveau de l’Oriental précisent que la plus grosse part de la valeur ajoutée agricole sera dégagée par trois filières : les céréales, l’olivier et le maraîchage. Pour les premières, elles constituent incontestablement la culture dominante avec 73% de la surface agricole utilisée malgré la faiblesse des niveaux de rendement. L’olivier qui occupe 59.300 ha en termes de superficie, procure une production globale de 80.000 tonnes tandis que le maraîchage s’étend sur 16.000 ha pour une production de 200.000 T par an. Viennent ensuite d’autres cultures comme les agrumes qui s’étendent sur 14.450 ha pour une production de 200.000T par an. Quant aux amandiers qui s’étendent sur une superficie de 12.500 ha, leur production est très réduite et ne dépasse pas les 5.000 tonnes par an. Concernant la filière animale, l’Oriental compte un cheptel de près de 3 millions de têtes dont 36.000 vaches assurant la production de 85.000 tonnes de lait par an. Le reste est destiné à l’engraissement pour une production de 29 000 T de viandes rouges par an. Cette relance de l’activité agricole créera l’équivalant de 115.516 emplois stables en milieu rural, soit 32% de plus qu’actuellement.

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