Oujda : Le projet arboriculture fruitière à l’ordre du jour

Après les régions de Tadla–Azilal, Marrakech-Tensift-Al Haouz, Ouarzazate, Errachidia, Missour, les initiateurs du projet arboriculture fruitière en zones irriguées et en oasis ont clôturé leur phase de faisabilité et d’évaluation à Oujda et Taza ce week-end. Il s’agit d’un ensemble de concertations publiques tenues avec les différents intervenants dans le domaine agricole pour finaliser l’étude environnementale stratégique du projet arboriculture fruitière. Un programme financé par l’Agence américaine du partenariat pour le progrès et piloté par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime. Le projet arboriculture fruitière, qui se veut un projet structurant du programme Millenium Challenge Account, est une exigence réglementaire d’après la loi 12/03 sur les études d’impacts. Des rencontres à visées pratiques et qui ciblent l’ensemble des activités se rapportant à l’amélioration de l’irrigation, au renforcement et le revêtement des «seguias», à la construction des seuils de dérivation, à la réhabilitation des stations de pompage, ainsi que le réaménagement des sources et «Khettaras».
Pour atteindre leurs objectifs, les initiateurs du projet ont opté pour des débats ouverts et publics avec l’ensemble des intervenants pour dégager les meilleures pratiques en mesure d’assurer la réussite convoitée aux projets qui seront lancés dans ce cadre. «La consultation publique est conçue comme un débat enrichissant focalisant sur les réalités du terrain et permettant à tous les intervenants d’expliquer librement leurs approches en la matière», a déclaré à ALM Houcine Guabi, directeur adjoint de développement à l’Agence du partenariat pour le progrès. Et d’ajouter que  «pour chaque région, il y a des études spécifiques sous forme de plan de gestion environnementale et sociale. On présente l’approche qui s’insère dans la nouvelle dynamique, mais qui se corrige grâce à l’apport des bénéficiaires».
Avec l’adhésion de la population cible, le projet arboriculture fruitière ambitionne d’assurer à ces actions la durabilité convoitée dans le temps et l’espace. D’ailleurs, le choix des oliviers, amandiers et figuiers en plus des palmiers des oasis n’est pas fortuit. Il stipule l’amélioration du rendement pour que les agriculteurs bénéficiaires s’inscrivent dans une logique de filière allant de la production jusqu’à la commercialisation avec renforcement des capacités de tous les intervenants pour en assurer la continuité.

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