Oujda : L’USFP se penche sur les perspectives des réformes au Maroc

Oujda : L’USFP se penche sur les perspectives des réformes au Maroc

«Le Maroc est le seul pays arabe en mesure de réussir harmonieusement sa transition vers un Etat moderne et de droit». C’est en ces termes que Mohamed Elyazghi, s’est adressé, dimanche 8 mai, aux participants à la rencontre «Situation politique actuelle et perspectives de réformes» initiée par le bureau local de l’USFP à Oujda. «Cela est possible car tous les partenaires politiques au Maroc sont convaincus de la nécessité d’une mise à niveau socio-économique et politique en mesure de propulser notre pays sur le chemin du développement et de la modernité escomptés. De telles aspirations sont soutenues par une volonté royale clairement exprimée lors du discours du 9 mars, une adhésion partisane, un soutien populaire et une jeunesse qui a fait de la revendication pacifique une méthodologie et un choix d’expression», a expliqué l’ancien premier secrétaire de l’USFP. M. Elyazghi a mis l’accent, par la suite, sur l’apport de son parti dans la longue marche vers l’instauration d’un Etat de droit. «Grâce à son passé militantisme, à son expérience sensibilisatrice et à son implication depuis l’aube de l’indépendance dans l’instauration d’un Etat de droit, l’USFP doit assumer pleinement sa mission fédératrice autour de principes constitutionnels ancrés dans une réalité marocaine mais ouverts sur un futur meilleur», a noté ce membre du conseil national du parti de la Rose, tout en précisant que «la situation politique actuelle doit nous interpeller pour enclencher des réformes qui n’ont rien à envier aux meilleurs modèles démocratiques qui soient». Selon M. Elyazghi, cette nouvelle vague de liberté et de revendications socio-économiques et politiques que connaît le monde arabe n’est pas nouvelle pour les Marocains. «Le Maroc compte déjà plusieurs expériences pour ce qui est de l’élaboration des Constitutions. Et il a entamé cela il y a plus d’un siècle puisque le premier projet pour l’élaboration d’une constitution remonte à 1908 sous l’impulsion de plusieurs intellectuels qui aspiraient à ce que leur pays soit au diapason des pays avancés en démocratie. Un espoir avorté par le protectorat. De son coté, Moulay Abdelaziz a essayé de moderniser l’Etat marocain mais son projet de modernisation économico-politique fut détourné par l’occupant. Et depuis les Marocains n’ont cessé de revoir la copie de leur Constitution afin de se doter d’une qui les hisse au niveau des pays les plus avancés dans le respect des droits de l’Homme et l’application de la loi», a fait observer M. Elyazghi. M. Yazghi a, par ailleurs, souligné que l’adhésion de la jeunesse et du mouvement du 20 février à de telles aspirations est primordiale. Il leur revient, selon Elyazghi, le mérite de déclencher un espoir en un meilleur avenir du moment qu’ils veulent vivre leur temps avec ce que cela engendre comme amélioration de leurs conditions de vie. «Ceci dit, cette jeunesse ne doit pas se tromper de cible et de se laisser emporter par des passions qui peuvent la détourner de son projet initial. Les jeunes ufpéistes du 20 février à l’instar des partis politiques, des centrales syndicales et de l’ensemble des forces vives de la Nation doivent être vigilants et démontrer qu’ils sont responsables car les dangers qui guettent tout programme novateur ne sont pas enterrés définitivement», a-t-il conclu.

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