Oujda : Plus de 70 MMDH d’investissements pour le développement de l’Oriental

Oujda : Plus de 70 MMDH d’investissements pour le développement de l’Oriental

De grands programmes d’infrastructures : autoroute, rocade méditerranéenne, dédoublement de routes, voie ferrée, projet Mar Chica, zone franche, parcs industriels, technopôle, Méditerranea-Saidia, programme de requalification urbaine, projet Oujda City Center, etc. placent désormais l’Oriental en pole position régionale et le dotent des moyens adéquats pour réussir sa reconversion en zone attractive à fortes potentialités. Autant de projets structurants qui ont nécessité une enveloppe de 70 milliards DH pour concrétiser l’équilibre convoité des régions et réconforter l’Oriental dans sa quête d’attractivité économique. L’ensemble de ces actions de développement est contenu dans l’Initiative royale pour le développement de l’Oriental lancée lors du discours royal du 18 mars 2003 à Oujda. Ce dernier avait jeté les jalons d’une stratégie d’envergure pour faire sortir la région orientale de sa torpeur. Par ailleurs, le lancement effectif de l’Agence du développement de l’Oriental le 19 Avril 2006 assure le Backoffice du travail réalisé par les différents services préfectoraux, régionaux ou ministériels. L’objectif convoité de cet outil de pilotage étant de faire intégrer l’Oriental dans les nouvelles zones de croissance du bassin méditerranéen et de le doter d’une plate-forme Med Est, complémentaire de Tanger Med.
Pour Mohammed M’barki, directeur de l’Agence de développement de l’Oriental, le Med Est est un concept et un programme. C’est l’équilibre convoité entre les régions du Maroc, c’est aussi l’ouverture de l’Oriental sur son espace euro-méditerranéen. En somme un programme de développement industriel sur lequel son agence a travaillé pendant deux années et qui a abouti à un choix de sites approuvés par la commission des études présidée par le wali de la région. Un travail qui se poursuit avec tout un effort de placement pour ce qui est de la recherche d’aménageurs développeurs et des gestionnaires de sites. Des outils pratiques pour la mise en place d’une nouvelle génération de parcs industriels qui contribuera au développement de la région et qui mettra en exergue des filières sélectionnées à l’instar de l’électronique, la sous-traitance industrielle, l’agroalimentaire et la transformation des produits de la mer. C’est le cas du parc logistique intra portuaire à Nador, du parc agro-industriel dans la zone de Boughriba à Berkane et du parc dédié aux nouvelles technologies autour du nouvel aéroport à Oujda. L’étude prospective évalue à plus de 3 milliards de dirhams le flux d’investissement à générer par l’aménagement de ces sites dont 2,9 MMDH pour la construction out et in site. La viabilisation est évaluée à 575 millions DH et devrait permettre la création de 6.000 emplois directs dans un premier temps et de 20.000 en période d’exploitation.
Mohammed M’barki a aussi expliqué lors de cette déclaration exclusive à ALM que quelques 200 projets ont été lancés et dont le coût actualisé s’élève à six milliards de dirhams.
L’Agence a contribué par un million DH sur les cinq ans que porte le programme. Une réalisation portée par l’ensemble des opérateurs au niveau de la wilaya, des provinces et des conseils locaux afin de contribuer au véritable décollage de la région. Le pole Med Est, a-t-il ajouté, est une vision de développement qui évite les monocultures et qui vise à traduire en projets porteurs les différents atouts de la région. Le tourisme a démarré à Saidia et se poursuit à Nador. En parallèle le grand plan industriel qui est fait sous la tutelle du ministère de l’Industrie est destiné à régionaliser le plan émergence et à valoriser l’espace compétitif de la région tout en l’intégrant dans l’espace euro méditerranéen. Avec l’université, l’école des ingénieurs, l’école du commerce et tout l’effort qui est fait au niveau de la formation des jeunes , l’Oriental est désormais doté d’un créneau particulier sur lequel on peut greffer toutes les nouvelles technologie de l’informatique et de l’offshoring, précise Mohammed M’barki. De leurs côtés, les secteurs de l’agriculture et de l’élevage qui sont des secteurs de prospérité traditionnels de la région sont à l’heure de leur mutation rationnelle. Tous ces secteurs visent avec leurs effets induits de créer une économie intégrée à l’économie nationale et méditerranéenne.

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