Oujda : publication d’un livre sur l’environnement

Oujda : publication d’un livre sur l’environnement

«Droit de l’environnement» est le titre du livre publié par l’universitaire et chercheur Mohamed Bedhri. Un manuel qui s’est fixé comme préoccupation de dresser un diagnostic du corpus juridique et d’étudier toute la législation marocaine relative à l’environnement qui est très riche, contrairement à ce qu’on croit. «Tous les secteurs d’activité économique et sociale, qui ont un rapport avec l’environnement, sont gérés par des textes. C’est le cas pour l’eau, la forêt, les déchets, la chasse, la pêche, les énergies renouvelables, les aires protégées et autres domaines», a déclaré M. Bedhri à ALM. Ceci dit, l’exception est minime en chiffres mais importante en taille et en conséquences puisque la montagne et le littoral ne sont pas protégés par des textes juridiques. Et c’est là où le pavillon baisse : «la montagne qui représente un grand problème, un espace convoité par les citoyens et les animateurs des sports de montagnes et de tourisme écologique, n’est pas protégée par des lois écologiques et des textes juridiques. Idem pour le littoral qui est menacé tant sur la façade méditerranéenne ou atlantique», a précisé Bedhri pour ALM. Concernant le bilan dressé par l’étude sur l’état écologique, l’auteur explique que le coût de la dégradation infligée à l’environnement avoisine les 20 MMDH, soit 8,5% du PNB. «Un rapport annuel établi par le département de l’Environnement dresse l’état de l’environnement au Maroc. La déforestation est inquiétante, nous perdons, selon les chiffres officiels, 35.000 hectares par an. La pollution de l’air tue. Les fleuves sont pollués , certains sont asphyxiés comme le Sebou. La richesse de la diversité biologique est menacée par l’homme qui déprave le biotope et l’habitat des animaux et des végétaux. Le littoral est soumis à des pressions aux fins d’aménagements touristiques et l’extraction scandaleuse du sable. Cela condamne le rivage des plages». Dans la deuxième partie de son livre, M. Bedhri évoque l’appareil institutionnel en charge de la protection de l’environnement qui semble pléthorique. Il explique à cet effet que le Maroc dispose de nombreuses institutions administratives en charge du dossier de l’environnement. «Parallèlement à l’existence de nombreuses institutions gouvernementales qui gèrent les dossiers de l’environnement, nous sommes un des rares pays à ne pas disposer d’un ministère de l’Environnement indépendant et autonome. Dans cet ouvrage, je recense l’ensemble de ces institutions et j’étudie leurs attributions et les limites de leurs actions», ajoute-t-il. L’auteur explique à la fin de son livre que l’élaboration des textes de loi dans le domaine de l’environnement est nécessaire pour protéger le cadre de vie et l’exploitation des ressources naturelles. Ceci dit, il propose de mettre en place une stratégie d’éducation environnementale qui commence dès le primaire au niveau des écoles et qui se poursuive jusqu’à l’université. «Le rôle des médias est d’une importance majeure pour rendre efficiente la législation sur l’environnement. L’intervention du juge et le recours aux sanctions doivent être dissuasifs», a conclu M. Bedhri.

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