Oujda : Soirées du samaâ et du madih

Oujda : Soirées du samaâ et du madih

Une première à Oujda : des soirées du madih et samaâ ainsi que des concours de psalmodie du Saint Coran sous le ciel étoilé. Les six places aménagées dans le cadre de la mise à niveau urbaine de la ville, la Maison de l’enfance de Sidi Yahia et le centre correctionnel d’Oujda abritent durant ce mois une dizaine de soirées religieuses pour glorifier Dieu et le Prophète Sidna Mohammed. Une animation spirituelle qui s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’animation culturelle, réalisé conjointement par le Conseil régional des ouléma d’Oujda et la commune urbaine.
Un programme qui stipule la popularisation d’une activité qui était jusqu’à présent organisée dans des lieux fermés et réservés. «Depuis 2002, ces soirées de madih et ces concours de psalmodie étaient organisés. Mais c’était dans des espaces clos et de facto sans grande affluence», précisèrent plusieurs troupes. Les veillées du Ramadan en plein air sont aussi des rencontres pour inciter les jeunes à venir et enrichir leurs connaissances dans un domaine qui était réservé aux adeptes des zawayas ou les habitués de certaines mosquées. «Le chant religieux est d’une richesse extrême et mérite d’être connu par l’ensemble des jeunes pour corriger certains préjugés qui nuisent à la diversité esthétique et artistique de notre religion», rapporte Amine Benayade, un participant. Et d’ajouter qu’«une manifestation de ce genre est essentielle pour faire apprécier l’art du madih aux jeunes qui sont branchés sur d’autres genres de chant». De son côté, Noureddine Harti, président de l’Association Al Fadilia pour le madih, a expliqué lors de la soirée animée lundi 10 Ramadan que : «Vu les transformations que connaît la ville, il fallait repenser la manière d’animer les veillées ramadanesques dans une atmosphère de recueillement et de piété partagée sur les places qui connaissent une grande affluence». Il a, par ailleurs, précisé que grâce à ces soirées du madih, le nombre des jeunes qui s’intéressent à ce type de chant est de plus en plus important. Cela, a-t-il dit «nous encourage à persévérer afin de développer les différentes formes du madih et de vulgariser une richesse spirituelle qui était jusqu’à présent limitée à un auditoire précis». L’ambiance est unique et les jeunes et moins jeunes se ressourcent de foi et s’éloignent des comportements qui nuisent à notre jeunesse. Quant à Mohammed Zerrouki, du comité d’organisation, il a déclaré à ALM que «notre objectif est de proposer une animation saine et de montrer que les valeurs spirituelles ne vont pas à l’encontre du modernisme. Il suffit de les placer dans un contexte valorisant et festif pour que les jeunes les apprécient à leur juste valeur».

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