Oujda: Veiller à la qualité des matériaux de construction

Oujda: Veiller à la qualité des matériaux de construction

La CGEM, Union régionale de l’Oriental, et la Fédération des industries des matériaux de construction ont organisé, mardi à Oujda et mercredi à Nador, deux séminaires sur la qualité des matériaux de construction. Une opportunité pour les différents intervenants de dresser un état des lieux et de proposer des alternatives encourageantes pour les professionnels du secteur. Aussi pour expliciter l’évolution du cadre normatif et réglementaire des produits de construction et leurs nouveautés en matière de normes. De fait, la CGEM-Oriental exposera sa nouvelle organisation qui s’appuie sur trois piliers. Une représentativité régionale avec des vice-présidents par ville et par commission sectorielle afin de représenter efficacement le tissu industriel, constitué essentiellement du BTP, de l’agroalimentaire, du tourisme, des énergies renouvelables et de l’offshoring, le BTP et l’agroalimentaire étant des filières historiques de la région. Le second volet concerne la création de commissions transversales sectorielles pour élucider les trois problèmes majeurs que rencontrent les entreprises au niveau de l’Oriental, à savoir la fiscalité (les plans d’action pour redresser cette fiscalité, rationnaliser la facturation, la procédure douanière et combattre les fraudes sur les produits alimentaires), les fonds et l’accompagnement bancaire. En troisième lieu, la problématique liée à la qualification de la main-d’œuvre pour une meilleure canalisation des formations et optimisation des emplois. De fait, il fallait se mettre au diapason des nouveautés réglementaires, des approches prônées au niveau des autres régions du Maroc. Et c’est dans ce cadre que s’inscrivent les débats animés lors de ces deux journées. En somme, les participants ont débattu d’une thématique ponctuelle se rapportant à la nouvelle réglementation sur les matériaux de construction. «La raison est que l’Oriental est à l’heure des grands chantiers avec ce qui reste à faire avec l’extension de Saïdia, le projet de Marchica, les logements sociaux, le technopole et l’agropole. De surcroît, il fallait attirer l’attention sur le respect des normes pour avoir des ouvrages de qualité», a déclaré à ALM Abdelkrim Mehdi, président de l’Union régionale de l’Oriental. Et c’est ce qui justifie l’importance pour les entreprises de l’Oriental de se mettre au diapason de la qualité requise. Vision corroborée par David Toledano, président la Fédération des industries des matériaux de construction, qui a expliqué pour ALM qu’une norme peut avoir des motivations personnelles ou imposée par l’Etat qui veille à la sécurité des citoyens. «Notre fédération contribue à la généralisation de cette culture par la sensibilisation au respect des normes internationales. Il faut aussi qu’un consensus soit fait entre l’Etat, les producteurs et les utilisateurs de ces produits». Et de préciser: «Nous essayons d’être l’interface et de provoquer avec les différents décideurs un débat responsable de façon à conclure à la norme». Et c’est dans ce sillage que s’inscrit la loi 24/09 sur le respect des normes et leur application aux produits industriels nationaux. Par ailleurs, la mise en place de l’Institut marocain de normalisation Imanor contribuera à généraliser la culture de la qualité qui est escomptée par tous les acteurs de développement. Un système qui reconnaît aux produits la norme convoitée avec le sigle «Norme marocaine» (NM) qui marque le respect de sa fabrication et de sa constitution.

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