Oujda : Vers une coopération décentralisée

Oujda : Vers une coopération décentralisée

Le conseil de la région de l’Oriental a organisé, jeudi et vendredi, les premières Assises de la coopération décentralisée de l’Oriental. Une opportunité pour mettre en exergue les potentialités dont regorge la région mais aussi pour proposer des alternatives aux difficultés auxquelles doit faire face tout un territoire qui doit répondre aux multiples attentes en matières de développement économique, de développement humain et de dispositif de lutte contre la pauvreté, la précarité et l’exclusion sociale. C’est ce que précisait l’argumentaire préparé à cette occasion. Un tel travail ne peut aboutir sans une large concertation avec l’ensemble des acteurs engagés dans le développement de l’Oriental tout en capitalisant sur les grands chantiers qu’il connaît et en identifiant les secteurs porteurs. L’objectif étant de doter la région d’une feuille de route et d’accroître ses capacités de croissance.
Aussi fallait-il recadrer les différents partenariats de coopération reliant plusieurs collectivités locales de l’Oriental à des collectivités européennes ou africaines dans le cadre de la coopération décentralisée. C’est le cas pour les partenariats de la région de l’Oriental-région Champagne-Ardenne ou ceux de l’Oriental-région de Tombouctou, Figuig-Seine-Saint-Denis, Oujda-Aix en Provence, Oujda-Lille, Oujda-Molenbeek, Jerada-Forest, Saidia-Aulnay sous Bois, Ahfir- Hérouville Saint-Clair, Nador-Malines et Berkane-Saint- Gilles. En somme, les différents représentants de ces collectivités ont abordé trois thématiques se rapportant à la stratégie de développement de l’Oriental : les différents acquis et réalisations de la coopération avec l’Oriental, les perspectives de la coopération ainsi que les nouvelles coopérations multi- partenariales. Au terme de ces débats, auxquels ont pris part des représentants des collectivités du Sénégal, Mali, Burkina Faso, Nigéria, Espagne, Italie, Allemagne, Hollande et Belgique, en plus des représentants du PNUD et de la région de l’Oriental, 18 points sous forme de recommandations ont été élaborés. Ils stipulent de réussir des partenariats Nord-Sud et Sud-Sud tout en soutenant l’Oriental pour qu’il devienne un carrefour euro-méditerranéen et un pôle africo-africain de développement. Il ressort aussi de ces recommandations que le renforcement de cette coopération passe par la mise en place d’un réseau des collectivités opérant selon un mécanisme de suivi pour gagner en efficacité, canaliser les énergies, mutualiser les moyens et assurer une cohérence dans les interventions de l’ensemble de ces partenaires. Une telle approche ne peut fructifier sans la création, au sein de ces territoires, de plates-formes adéquates pour mutualiser, échanger, partager et assurer les liens entre les populations. Les participants ont aussi convenu de transcender cette coopération en affaire citoyenne avec la mise en place d’une stratégie d’accompagnement des jeunes pour la participation dans la vie associative et politique.
Et pour passer d’une approche par projet à une approche par programme, il faut consolider les mécanismes financiers des collectivités et mettre à la disposition de la région et des collectivités les ressources humaines et matérielles pour assurer la réussite des différents projets de développement. En somme, c’est faire articuler ces programmes de coopération décentralisée avec les plans de développement communaux et veiller à la convergence entre les différentes interventions.

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