Patrick Karim Ouriaghli : «Notre objectif est de favoriser l’accès au sport et aux TIC»

Patrick Karim Ouriaghli : «Notre objectif est de favoriser l’accès au sport et aux TIC»

ALM : Pourriez- vous nous donner plus d’informations sur votre Association ? 
Patrick Karim Ouriaghli : Ateliers Sans Frontières Maroc (ASF Maroc) est une association de droit marocain créée le 16 septembre 2005 dans l’esprit de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) lancée le 18 mai 2005 par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. L’objet d’ASF Maroc est de favoriser l’accès au sport et aux Technologies de l’information et de la communication (TIC) comme outils d’éducation et d’intégration socioprofessionnelle des jeunes, en montant des projets ambitieux, dans la durée, en partenariat étroit avec les acteurs légitimes du développement social du pays, qu’ils soient publics, privés ou issus du monde associatif. Son objectif est de soutenir les acteurs locaux qui utilisent la pratique sportive et l’informatique comme outils pour favoriser l’éducation et l’intégration sociale des jeunes, former et accompagner les jeunes en difficulté pour leur insertion dans le secteur de la maintenance informatique, en pleine croissance.
 
Quelles sont les actions réalisées par Ateliers Sans Frontières ?
Nous nous sommes penchés sur le renforcement de près de 200 associations marocaines avec de l’équipement et un accompagnement technique pour la réalisation de projets d’éducation et d’intégration socioprofessionnelle. Plus de 50.000 enfants et jeunes en difficulté  issus de quartiers et zones rurales défavorisés bénéficient des activités induites par les équipements informatiques et sportifs mis à leur disposition. Aussi, 68 jeunes ont bénéficié de la formation Amir (Agent de maintenance informatique et réseaux) dans 3 Ateliers de solidarité numérique (ASN) à Tanger (en partenariat avec l’association Chifae), Casablanca (avec l’association Al Jisr), et Salé (ASN laboratoire d’ASF Maroc).  Sans oublier les 7 chantiers de solidarité internationale à Tanger, Rabat, Safi et Aït Melloul, plus 3 chantiers locaux de jeunes à Rabat (école Oudayas), Salé (Karyan El Oued) et Casablanca (Hay Mohammadi.

Quelles sont  les perspectives de l’ASF ?
Dans notre association, nous œuvrons pour mobiliser 60 jeunes Marocains en vue d’être «acteurs de leur quartier» et nous les sensibilisons à être solidaires pour favoriser l’accès des populations vulnérables au sport et aux Technologies de l’information et de la communication. S’agissant du domaine de l’informatique, nous lançons le projet « ASSOCLIC 2 » en avril 2008. Aussi, nous avons trois projets d’équipement sportif. Il s’agit de doter les clubs sportifs d’équipement et de matériel. Les clubs concernés sont notamment le MJS, le CNOM, la FRMG, le club omnisport USYM (Rabat), sans oublier de citer  les salles de préparation physique et d’aérobic pour les femmes à Beni Mellal avec l’ONG MLAL. On voudrait aussi favoriser l’insertion professionnelle des jeunes dans les Ateliers de solidarité Numérique. Dans ce contexte, en avril 2008, nous prévoyons l’ouverture de l’Atelier de solidarité numérique d’Oujda, en partenariat avec les associations Al Jisr et Solidarité Développement Maroc…

Est- ce qu’il y a des problèmes qui entravent le développement de votre association ?
Fort heureusement, le développement d’Ateliers Sans Frontières Maroc est loin d’être entravé, et nous sommes passés d’une équipe de 3 permanents début 2006 à une dizaine de collaborateurs surmotivés début 2008, qui gèrent de nombreux projets tous plus passionnants les uns que les autres . Mais s’il fallait souligner notre plus grand défi, il s’agirait d’assurer  la coordination entre une multiplicité de partenaires. En effet, tous les projets d’ASF Maroc s’attachent à regrouper des partenaires aux horizons différents (institutionnel, privé et associatif) et aux compétences complémentaires (communication, identification/sélection, formation, TIC, Sport, …). Cette approche intégrée, qui consiste à faire « avec les autres » et non à leur place, si elle fait la richesse du projet, fait aussi sa principale difficulté. En effet, elle suppose une coordination efficace entre les partenaires. Un retard sur une étape implique indubitablement un retard sur l’étape suivante, … retards qui peuvent aller jusqu’à causer des difficultés pour boucler des budgets.  Notre intervention au niveau national multiplie d’autant plus le nombre d’acteurs , ce qui nécessite d’établir des contacts privilégiés et individuels avec les acteurs du terrain (coordinations régionales de l’ADS, formateurs de l’Entraide nationale, associations porteuses des ASN, partenaires des chantiers…) . Ceci permet d’obtenir l’information en temps réel, de comprendre les contraintes auxquelles chacun fait face dans la mise en place de ces tâches, de répondre aux sollicitations dans les meilleurs délais, d’anticiper les futurs besoins, et de mener à bien des projets ambitieux, pour construire notre avenir en aidant les autres à construire le leur.

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