Pêche au poulpe, une valeur sûre pour l’économie des provinces du Sud

Pêche au poulpe, une valeur sûre pour l’économie
des provinces du Sud

Les ports et villages de pêches du sud du Royaume connaissent, depuis une semaine, un dynamisme lié à la décision du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime d’autoriser la pêche au poulpe après une période de repos. «Cette décision qui intervient après un arrêt de pêche au poulpe le long du littoral durant deux mois, tient compte des résultats de l’évaluation du stock de céphalopodes réalisée par l’Institut national de la recherche halieutique (INRH) au cours de la période de repos biologique», signale un communiqué du département de la pêche maritime. Et d’ajouter que le quota global de poulpe pour cette saison, qui durera quatre mois et demi, est fixé à 21.000 tonnes réparties sur les trois segments de pêche (13.230 tonnes pour le segment hauturier, 2.310 pour le segment côtier et 5.460 pour le segment artisanal à Dakhla). Le communiqué rappelle que le quota de poulpe pour la dernière saison (saison d’été qui s’est achevée début septembre) a été de l’ordre de 7.000 tonnes. Durant la même saison, le prix moyen du kilogramme de poulpe aux halles aux poissons dans les quatre villages de pêche artisanale dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira variait entre 79 et 84 DH. Ainsi la pêche au poulpe est désormais dans la zone comprise entre Sidi Lghazi (sud de Boujdour) et Lagouira. Et c’est la délégation des pêches maritimes qui supervise le quota des prises de poulpe. Cette ouverture intervient après une période de repos biologique dans cette zone maritime et qui tient compte de la nécessité de protéger le stock géniteur. Elle touche les trois segments de pêche concernés par cette pêcherie. Un total de 1.746 tonnes de poulpe, d’une valeur globale de près de 143 millions DH, a été débarqué au niveau des villages de pêche artisanale dans la région de Oued-Eddahab-Lagouira au terme de la campagne d’été. La pêche au poulpe constitue un pilier du développement socio-économique des provinces du Sud eu égard à l’importante richesse dont regorge cette région. La pêche au poulpe et autres céphalopodes sont l’un des segments les plus rentables de la filière pêche dans les ports du Sud marocain. Une période de repos biologique est instaurée annuellement depuis 2004 pour en préserver les ressources. Et pour améliorer les conditions de travail des marins pêcheurs, 10 villages de pêche sont en cours de réalisation dans les provinces du Sud, et dont une grande partie de résidents s’adonne à la pêche au poulpe, l’enveloppe budgétaire allouée à ce programme s’élève à 915 millions DH, mobilisée auprès du Fonds Hassan II pour le développement économique et social (124 MDH), de l’Office national des pêches (150 MDH), avec une participation de l’Agence du Sud de l’ordre de 647 millions DH.

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