Philippe Lorin : «Notre objectif est de réunir les gens qui aiment écouter de la musique»

Philippe Lorin : «Notre objectif est de réunir les gens qui aiment écouter de la musique»


ALM : Ne pensez-vous pas que la programmation de cette onzième édition à la rentrée pourrait faire perdre à Tanjazz une grande partie de son public ?
Philippe Lorin : Tanjazz a acquis au fil des éditions un grand succès. Certes, le changement de date ne pose pas de problème pour les étrangers. Beaucoup de gens, issus de différents pays, viennent à Tanger uniquement pour vivre l’ambiance du festival. Ils ont l’habitude de prendre quelques jours de congé par an pour s’y rendre. Je pense que la programmation de Tanjazz à la rentrée vient combler le vide survenu habituellement au mois de septembre et dont souffre le public marocain.

Quelles sont les nouveautés de ce onzième festival ?
Cette onzième édition se distingue par la création d’une nouvelle scène gratuite au port de Tanger ville. Cette scène, réalisée grâce à notre sponsor principal Renault, sera établie dans un endroit historique en bas des anciennes murailles. Le Palais des Institutions italiennes, quant à lui, abritera lors de cette édition quatre scènes avec l’installation d’une autre nouvelle dans ce prestigieux espace. La troisième nouveauté réside cette année dans la programmation d’un spectacle spécial pour enfants.

Et quelles sont les grandes stars invitées à cette édition ?
La programmation de cette onzième édition du festival de Jazz sera marquée par la participation de la grande dame du Blues Nina Van Horn. Le public aura rendez-vous avec le célèbre pianiste Monty Alexander. Cet Américain d’origine jamaïcaine se produira, au cours de cette onzième édition, en trio avec deux autres musiciens. Le grand pianiste français Jean-Pierre Como y prendra part. Outre les artistes européens, nous avons choisi d’inviter d’autres stars de l’autre côté de l’Europe.

Quel est l’apport de Tanjazz pour la ville de Tanger ?
Ce festival de jazz apporte de la joie aux gens en particulier par des scènes gratuites programmées pour le grand public. On anime, grâce à cet événement, la ville économiquement car les hôtels et les restaurants se remplissent. On arrive ainsi à développer, à Tanger, une autre forme de tourisme moderne. Nous avons, de notre côté, employé quatre-vingt trois personnes tout au long de ce festival.

Est-ce que vous gardez le même objectif tracé au lancement du festival de Tanjazz ?
Nous tenons à garder au festival de Tanjazz l’ambiance conviviale et la réputation qu’il a acquise au fil du temps. Notre objectif essentiel est de réunir les gens qui aiment écouter de la musique. C’est pourquoi nous souhaitons une vraie implication des gens de la ville dans ce projet, surtout que de plus en plus de personnes commencent à rejoindre notre comité organisationnel.

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