Politique : Les quotas passés en revue

La Fédération de solidarité associative de la région Souss Massa Draa a organisé, du 8 au 10 mars, la première édition de «La rencontre des femmes» à Agadir sous le thème «La participation de la femme dans la gestion des affaires publiques : problématiques du quota».  Cette manifestation a été l’occasion de débattre du quota  de participation de l’élément féminin dans le champ politique national, un sujet d’actualité et de grande importance pour une meilleure participation au développement du Royaume.
Cette rencontre, organisée à l’occasion de la Journée moniale de la femme, a connu la participation de plusieurs militantes de différents partis politiques ainsi que des animatrices de plusieurs associations. Elles étaient toutes unanimes à déplorer la faiblesse de la participation de la femme dans le champ politique et dans  le processus de  prise de décision. «Comment se fait-il que la femme qui a prouvé ses capacités et ses compétences dans tous les domaines, soit encore perçue comme incapable par certains acteurs politiques», s’indigne, dans une déclaration à ALM,. Ftoma Kdama, du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH). Même son de cloche chez Bouchra Lkhyari du Front des forces démocratiques (FFD), cette situation est due en premier lieu à un problème de société et non à un problème de femme.
Cette militante n’a pas manqué de préciser que «les femmes dont les rurales doivent être sensibilisées pour qu’elles soient informées de l’ampleur du problème». Plusieurs membres de l’association de Taymanout de la région du Souss ont expliqué que la femme amazighe se heurte, en plus, au manque de communication et au problème de la langue. Dans le même ordre d’idées, elles ont fait observer que la faiblesse du quota de participation de la femme dans la vie politique peut être considérée comme une sorte de discrimination dans l’ère de changement et de développement que connaît le Maroc actuellement.
Toutes les participantes se sont toutefois félicitées des acquis obtenus par la femme marocaine notamment sous le règne de SM le Roi Mohammed VI.  Elles ont, entre autres,  rappelé le nouveau Code de la famille ainsi que l’adoption de deux  mesures historiques : l’âge du vote qui passe de 20 à 18 ans et les trente sièges réservés aux femmes au Parlement marocain. Cette rencontre a également permis aux participantes d’aborder la question de la violence (physique et morale) que subissent les femmes. Un sondage élaboré sur le terrain par la Ligue de la femme arabe et qui a été examiné lors de ces assises,  révèle que 66% des femmes arabes sont victimes d’harcèlement dans leurs lieux  de travail. En marge de cette manifestation qui a rendu un vibrant hommage à des femmes qui se sont distinguées dans la région du Souss, une soirée artistique a été organisée avec la participation de plusieurs groupes musicaux régionaux et nationaux.

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