Pour l’amélioration de l’espace urbain

Pour l’amélioration de l’espace urbain

La présentation mardi 10 avril, par l’Agence urbaine de Tanger de l’«Atlas des zones ouvertes à l’urbanisation » aux promoteurs immobiliers de la région, a constitué une opportunité propice pour passer en revue les différents problèmes dont souffre le secteur immobilier dans la ville du Détroit.
Le directeur de l’Agence urbaine de Tanger, Khalid Alami Chentoufi, a saisi cette occasion pour évoquer les efforts de l’agence pour dynamiser le secteur de l’immobilier et répondre aux grands besoins de cette région en plein essor. «Des efforts, a-t-il dit en substance, qui se sont traduits par des résultats très probants et une forte tendance à la hausse». Il a précisé que l’agence a examiné 5.200 dossiers d’une valeur totale de 7 milliards DH en 2005 avant de porter la performance à 7.370 dossiers en 2006, avec un montant d’investissement record de 40 milliards DH.
Pour lui, l’ouverture des nouvelles zones à l’urbanisation est l’une des plus importantes mesures décidées par le ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme pour réguler le marché de l’immobilier, caractérisé par une flambée des prix en raison de la raréfaction du foncier et la saturation des centres urbains. Cette mesure a également pour objectif d’accompagner et d’encadrer le développement des espaces urbains et de prévenir le phénomène de l’habitat anarchique. M.Chentoufi a particulièrement insisté sur l’importance d’une meilleure implication de certains opérateurs afin d’accompagner cette nouvelle dynamique dans le domaine de l’urbanisme, en assurant l’équipement de ces nouvelles zones et la réalisation des infrastructures publiques prévues par les plans d’aménagement.
Lors de cette rencontre, les opérateurs immobiliers se sont félicités des efforts déployés par l’Agence urbaine et des nombreuses mesures de facilitation au profit des investisseurs. Ils se sont également déclarés satisfaits de l’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation qui permettra de lutter contre la flambée de prix du foncier ainsi que contre les mauvaises pratiques de spéculation.
Ils ont toutefois réclamé davantage d’efforts de la part de la partie concernée par l’équipement (eau, électricité et assainissement) en vue de parvenir à une cadence de réalisation correspondant à celles de la délivrance des autorisations de construire. Ils ont, en outre, rappelé que la ville de Tanger souffre d’un «manque de terrains à construire». Dans ce cadre, Alami Chentoufi a indiqué que l’Agence urbaine avait signé en 2003 une charte d’assouplissement des procédures en concertation avec tous les partenaires concernés dont notamment la wilaya de la ville de Tanger, la commune urbaine, le conseil régional des architectes, la société gestionnaire déléguée de distribution d’eau potable et d’électricité, de collecte et traitement de l’assainissement liquide, (Amendis).
L’Agence urbaine de Tanger a également créé deux guiches uniques. «Nous avons ainsi mis en place un guichet unique au siège du conseil de la ville qui se charge des projets concernant les immeubles et qui délivre les autorisations en l’espace de 48 heures», a indiqué M.Chentoufi. Le deuxième guichet unique s’occupe des petits projets et ses autorisations sont accordées en 24 heures. «Malheureusement, a-t-il poursuivi, quelques signataires n’arrivent pas à suivre ce rythme rapide lié à l’instruction et à l’obtention des autorisation de construire». Alami Chentoufi a annoncé que des mesures ont été prises «pour encourager les promoteurs immobiliers à réaliser des projets d’ensembles résidentiels plutôt que des lotissements et ce, en vue d’améliorer l’aspect urbanistique de la ville».

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