Rabii Leouifoudi : «Eduquer les jeunes Maghrébins à la citoyenneté»

Rabii Leouifoudi : «Eduquer les jeunes Maghrébins à la citoyenneté»

ALM : Quels sont d’abord les objectifs de l’UJEM ?
Rabii Leouifoudi : C’est une association euro-maghrébine dont le siège est à Paris, avec plusieurs sections. Elle a pour objectif de créer des ponts d’échange et de collaboration entre les jeunes Européens et Maghrébins. A travers l’organisation de plusieurs séminaires, forums, des festivals comme ceux organisés par UJEM Maroc et la section Beni Mellal depuis deux ans dans la région Tadla-Azilal et qui ont pour objectif d’informer et de former les jeunes sur l’importance de l’action associative et le développement local, de la coopération décentralisée entre les régions marocaines, celles du Maghreb et celles de l’Europe, s’informer sur le montage des projets, sur la gestion des associations…Ce festival est l’occasion de rassembler de jeunes Maghrébins et d’Europe afin de mener une action commune pour la création d’un tissu associatif euro-maghrébin doté de ses propres structures et de ses moyens de travail.

Que pouvez –vous dire de la deuxième édition du Festival citoyen de la région Tadla- Azilal ?
Cette année, il s’agit d’une approche participative dans le montage des projets. La dernière journée du Festival porte sur le rôle des associations dans le développement local et la création d’activités génératrices de revenus. Les soirées sont jalonnées par des activités artistiques, de productions locales présentées par les jeunes de Tadla-Azilal dans les domaines de la peinture, de la musique traditionnelle, de la musique moderne, du théâtre…La particularité de cette deuxième édition, par rapport à la première, c’est la présence de jeunes Suédois au sein d’une Association dénommée  «Kitar Al Moustakbal» qui s’active dans la réinsertion des jeunes au niveau de Stockholm. Il y a aussi des Algériens, des Libyens, une délégation de Settat qui s’active dans le développement social. Sont présentes aussi à ce Festival, des Associations de Beni Mellal, d’Azilal, de Fquih Ben Salah et qui présentent leurs expériences dans le domaine du montage des projets et le développement social. C’est une occasion d’impliquer plusieurs acteurs issus d’horizons divers : acteurs associatifs, formateurs, chercheurs, entrepreneurs…Outre le partage des valeurs de l’UJEM, de tolérance, de liberté et de coopération, ce forum a pour objectif aussi de responsabiliser les jeunes pour qu’ils prennent leur destin en main, dans un cadre de coopération et se positionner en tant que cadre fédérateur créant les conditions pour un mouvement de jeunes qui participera à la construction du Grand Maghreb et à l’accélération de son édification.

Qu’est-ce que l’UJEM a réalisé ?
Cela fait cinq ans que l’UJEM existe. Après les travaux du forum euro-maghrébin de la jeunesse qu’a abrités Oujda du 27 mars au 1er avril 2007, une caravane porteuse de messages de paix et d’amitié a été organisée. Cette caravane est partie du Parlement européen à Bruxelles, en passant par Rome, Malte, Tripoli, Tunis, Alger Oujda, Rabat, Madrid puis Paris avant d’atterrir enfin à Nouakchott. Notre objectif, c’est l’union du Maghreb démocratique de paix, de tolérance, d’ouverture d’esprit, de collaboration et de partenariat efficace. Des rencontres, des festivals et des forums ont été organisés au Maroc et dans d’autres pays du Maghreb et en Europe dans le dessein d’inciter et d’encourager tous les jeunes à l’établissement d’accords de partenariat et de coopération décentralisée pérennes et efficaces entre l’Europe et le Maghreb   intermaghrébin. La philosophie de l’UJEM est la promotion de l’unité du Maghreb et l’épanouissement des jeunes, dans une conscience de paix  et de tolérance.

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