Rencontre sur l’importance des archives municipales

Cette manifestation a été organisée par la Faculté des Lettres et des Sciences humaines de Dhar El Mehraz (Université Sidi Mohammed Ben Abdallah), la commune urbaine et le groupe de recherche Protars III. Intervenant à cette occasion, M. Mohamed Laraqui Husseini, vice-président du conseil de la ville, a rappelé que le projet de réhabilitation de l’archive municipale de Fès est le résultat d’une étude menée dans le cadre de la coopération fructueuse entre l’Université et la Commune urbaine, précisant qu’il s’agit d’un nouveau chantier de développement local.
Il a estimé que l’archive municipale constitue un témoin fidèle du passé, de la structure et de la vie des sociétés, ainsi qu’une référence d’information qui contribue à rendre l’administration plus transparente. Ce projet pilote permet aux citoyens d’accéder en un temps réduit à des informations précises et facilite la recherche des données objectives et de qualité, a-t-il dit. Pour sa part, Mme Laura Urena, représentant « l’Association archiviste sans frontière de Barcelone » (ASF), a donné un aperçu sur l’expérience du système des archives municipales dans la ville de Barcelone ainsi que sur les projets de coopération en la matière entre son association et plusieurs pays.
Elle a, à cette occasion, estimé nécessaire de sensibiliser la société à l’intérêt de la conservation et de l’utilisation des archives, l’objectif étant de garantir le respect de ses droits, l’appui aux chercheurs, la promotion de la culture et la récupération de la mémoire et des identités nationales. De son côté, le professeur Lahcen Aouri a présenté le travail accompli par l’équipe de recherche, créée en 2002, oeuvrant dans le cadre du projet « Protars » sur le patrimoine archivistique des villes marocaines à l’époque du Protectorat. Cette équipe a pour missions la sauvegarde du patrimoine archivistique conservé dans les différents fonds d’archives des villes marocaines ainsi que l’exploitation des archives dans le cadre de la réécriture de l’histoire du Maroc à l’époque du protectorat, a-t-il indiqué. M. Aouri a, d’autre part, appelé reconnaître l’importance impérieuse du document d’archive en tant que richesse historique nationale et patrimoine majeur du pays.
D’autres intervenants ont souligné l’intérêt de faire appel aux archivistes étrangers ayant une expérience avancée en la matière pour apporter une aide précieuse à l’équipe locale.

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