Rythmes soufis à la cité ismaïlienne

La deuxième édition du festival des nuits soufies de Meknès, organisée au palais Mansour à l’initiative de l’association Ikhwana Safa, a donné âme à la ville qui a vécu, quatre jours durant, au rythme de cette musique spirituelle. Cette manifestation a vu la participation de plusieurs troupes locales, nationales et internationales qui ont contribué, à leur façon, à faire connaître la richesse culturelle, artistique et spirituelle de cette cité au passé prestigieux.
Ce rendez-vous annuel qui coïncide avec la célébration du Mawlid, diffuse les valeurs sacrées de la paix et de la tolérance prônées par l’Islam. Pour Abderrahmane Benzidane, président de l’association Ikhwane Safa, la particularité de cette édition réside dans la participation d’une troupe soufie d’Egypte comme invitée d’honneur et le soutien des responsables qui constitue un encouragement pour les organisateurs pour aller de l’avant et faire de ces nuits soufies un événement d’envergure internationale. «Nous voulons faire de ce rendez-vous un lieu de rencontre de différentes cultures et civilisations dans le but d’enrichir ce patrimoine universel», a-t-il affirmé dans une déclaration à ALM.
«Cette deuxième édition, a-t-il poursuivi, s’est caractérisée par son ouverture sur les différentes confréries nationales, notamment des villes de Tétouan, Rabat, Casablanca, Arfoud et Errachidia pour permettre au public  meknassi de découvrir la richesse de son pays». Dans le même ordre d’idées, il a indiqué que «la ville de Meknès est une véritable réserve de patrimoine folklorique et populaire où foisonnent de nombreuses troupes musicales et soufies». Il a également expliqué que cette manifestation s’imposait pour tenter de sortir cette cité d’une certaine marginalisation où elle végétait depuis quelques années, surtout au niveau  culturel. M Benzidane a précisé que  ce festival «se veut un forum pour présenter aux jeunes, le patrimoine soufi de la ville de Meknès dans un  cadre moderne, avec une vision moderne afin d’assurer la continuité et rapprocher les nouvelles générations de leur identité». Les organisateurs qui se heurtent à quelques difficultés financières, veulent que cette manifestation soit ouverte  à tout le patrimoine humain pour diffuser une culture de dialogue et d’échange mutuel.
«Ce festival est une valeur ajoutée pour la ville de Meknès qui est en pleine mutation et qui sort de sa léthargie. C’est aussi une valeur ajoutée pour les troupes soufies locales qui vont tirer profit des expériences des autres confréries venues de plusieurs villes du Maroc», se réjouit Mohamed Taoufiq Himich de la troupe «Makamate Soufia»  
Le programme de cette manifestation qui a pris fin le 30 mars, a comporté des spectacles et soirées artistiques animées notamment par les troupes «Makamate Soufia» de Meknès, «Imam Lharak» de Tétouan,  «Imam Al Boussairi» de Fès et  «Taifa Aissaouia» de Meknès.
L’ouverture de cette deuxième édition s’était déroulée en présence du wali de la région Meknès Tafilalet, Hassan Aourid, de plusieurs ambassadeurs accrédités à Rabat et plusieurs autres personnalités.

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