Salah Guerbouch : «Notre plan d’action porte sur la formation de 1500 nouveaux artisans»

Salah Guerbouch : «Notre plan d’action porte sur la
formation de 1500 nouveaux artisans»

ALM : Quelle est, en général, la situation de l’artisanat à Tadla-Azilal ?
Salah Guerbouch : Tadla Azilal est une région qui a ses spécificités dans le domaine de la production artisanale. Notre région recèle des richesses artisanales comme les vieux armes, les vanneries, la céramique, la poterie, la sculpture sur le bois de noyer dans la région d’Aït Bougmez, la tannerie traditionnelle et des ressources humaines considérables… L’artisanat est aussi un secteur prometteur qui joue un rôle primordial dans le développement du tourisme.

Quelles sont les contraintes qui pourraient entraver le développement de l’artisanat dans la région ?
Notre première contrainte est celle de l’absence de financement dans le secteur de l’artisanat, même au niveau des banques. Il faut encourager l’octroi de crédits pour inciter les artisans à aller de l’avant, à innover…
De surcroît, et par manque de moyens matériels, la rareté et la cherté de certaines matières premières artisanales portent une atteinte à l’esprit créatif des artisans.

Quel est votre plan d’action pour les années à venir ?
D’abord, on commencera par les associations et les coopératives professionnelles. Notre souci est la création de quartiers industriels. On a déjà l’Association de Souk Sebt, l’Association Amal de Beni Mellal, l’Association Ennasr de Fquih Ben Salah et de Tadla. Nous tablons donc sur la construction de quartiers industriels dans les villes précitées. En outre, dans le cadre de Moukawalati, on a signé une convention de partenariat avec l’Anapec dans le but d’ouvrir un bureau au siège de la Chambre d’artisanat à Beni Mellal qui aura pour objectifs de promouvoir les secteurs de l’art et la production voire l’artisanat de services.
Notre plan d’action (2008-2017) porte sur la formation de 1500 garçons et filles surtout en art et production. Nous ambitionnons aussi d’encadrer et de former tous les artisans de la région, de développer les infrastructures artisanales par la création de villages artisanaux et la restructuration des petites et moyennes entreprises.
Notre but aussi est de concrétiser la convention de partenariat avec l’Aref (Académie de l’éducation et de la formation) dans le dessein de lutter contre l’analphabétisme des artisans.
La généralisation des foires artisanales permettra aux artisans de faire connaître leurs produits artisanaux et de participer au développement du tourisme dans la région. Il y a également l’élaboration d’un guide de produits artisanaux de Tadla-Azilal et l’accompagnement des jeunes entrepreneurs qui voudraient investir dans le domaine de l’artisanat.

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