Situation critique dans la Zone Bour

Cette situation est aggravée par la persistance des conditions climatiques sèches» et la détérioration de la réserve du complexe hydraulique Al Massira-Hansali. Ainsi, le cumul pluviométrique enregistré, à fin février dernier, s’est établi à 135,6 mm, accusant un déficit de 52% en comparaison avec celui de la campagne agricole précédente et avec celui de la moyenne des 42 campagnes agricoles précédentes à la même date, indique un communiqué de l’ORMVAD. Concernant l’eau d’irrigation, la réserve actuelle du complexe hydraulique Al Massira-Hansali se situe à 773 millions de m3, soit 22% de sa retenue contre 29% (1.008 m3) au cours de la campagne agricole précédente à la même date.
La consommation d’eau d’irrigation destinée aux cultures retenues par la commission provinciale d’agriculture a atteint 158 m3, soit 48% de la dotation totale accordée au périmètre de Doukkala-Abda (331 m3) et 109% du programme d’irrigation à fin février. La superficie de terres cultivées en zones bour atteint, actuellement, 246.401 hectares réparties entre 204.790 ha de céréales d’automne, 12.630 ha de fourrages, 14.635 ha de légumineuses alimentaires, 1.210 ha de maraîchage de saison, 24.460 ha de maïs-grain et 13.136 ha de vigne. Quant à la superficie des terres cultivées irriguées par la grande hydraulique et le pompage privé, elle atteint, actuellement, 88.881 ha dont 48.759 ha de céréales d’automne, 20.215 ha de betterave à sucre, 14.818 ha de fourrages, 1.969 ha de légumineuses alimentaires, 2.250 ha de maraîchage, 445 ha de maïs grain et 425 ha de vigne. La superficie totale des terres cultivées irriguées par la grande hydraulique a atteint 83.736 hectares, représentant 284% du programme arrêté, au début de la campagne agricole, par la commission provinciale d’agriculture (31.350 ha). Les mauvaises conditions climatiques dues au climat sec ont eu «un impact négatif sur les principales cultures d’automne en zone bour.
Actuellement, l’aspect végétatif des céréales d’automne en zone bour peut être qualifié de moyen sur 25% de la superficie emblavée, de médiocre sur 64% et de perdu sur 11%», selon le communiqué.
S’agissant des légumineuses alimentaires, leur aspect végétatif est «bon sur 7% de la superficie semée, moyen sur 57%, médiocre sur 27% et perdu sur 8%». Par contre, fait valoir le communiqué, les dernières précipitations du mois de février dernier (33,4 mm) ont limité les dégâts à leurs niveaux actuels et ont amélioré sensiblement l’aspect végétatif.

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