Smara : Limiter les effets de la sécheresse sur l’élevage

Smara : Limiter les effets de la sécheresse sur l’élevage

C’était hier mercredi 30 avril que l’opération de distribution d’orge en faveur des éleveurs de Smara est arrivée à échéance. Lancée depuis le mois de mai 2007, cette opération a consisté en la mise à disposition de rations d’orge au profit de plus de 2.400 éleveurs.
En outre, cette opération a permis la distribution de plus de 2.250 tonnes d’orge et de blé sur trois étapes aux éleveurs de Smara. L’objectif étant d’atténuer les effets de la sécheresse, dans cette région du Royaume, où les agriculteurs ont beaucoup souffert des répercussions des conditions climatiques.
«Via ce programme, la direction régionale de l’agriculture de Smara vient en aide aux éleveurs de cette province, grâce à un budget spécial qui leur a été réservé par le Programme national de lutte contre les effets de la sécheresse», souligne Brou Abdellah, directeur de la direction régionale de l’agriculture de Smara. Néanmoins, et malgré ces mesures, le développement du secteur de l’élevage dans la région demeure confronté à des problèmes qui pèsent lourd sur la production. Il s’agit, d’une part, de la carence en médicaments destinés au traitement des maladies qui touchent les dromadaires, ce qui oblige les éleveurs à troquer ce type d’élevage contre celui des chevaux et des chèvres. Par ailleurs, d’autres contraintes s’ajoutent à cela. Citons le climat saharien caractérisé par une pluviométrie faible et la faiblesse de la production. Il en résulte le fait que l’élevage dans cette région est condamné à rester sous caractère nomade, en tendant toutefois vers la sédentarisation notamment autour des oasis et des grandes agglomérations urbaines. Quant aux atouts de cette région, ils résident essentiellement dans l’existence d’un potentiel appréciable en ressources naturelles permettant le développement d’une agriculture oasienne et pastorale. Cette agriculture, par son caractère ancestral, permet la préservation de la biodiversité, un savoir-faire traditionnel et ingénieux des agriculteurs en matière de gestion des parcours des ressources hydriques et agricoles des oasis. «Notre région a besoin de projets d’aménagement hydro agricoles destinés à l’amélioration de l’irrigation, la mise en valeur agricole et du développement rural pour la valorisation de la production agricole, sans oublier la mise en place des services d’appui au développement agricole», explique un éleveur de la région.
D’ailleurs, ces mêmes atouts ont été à l’honneur de la troisième édition du Salon international de l’agriculture du Maroc (SIAM), qui s’est tenue ces derniers jours à Meknès, dès lors que ce salon a mis en relief les potentialités dont regorgent les cinq provinces que compte la région de Guelmim-Smara, et ce, notamment dans les domaines agricole, touristique, d’élevage et de la pêche maritime. Notons que la surface agricole au niveau de la région s’élève à 230.000 ha, dont 12% seulement sont irrigués. Les principales cultures sont celles de la céréaliculture et la fourragère. La région de Guelmim-Smara, qui s’étend sur une superficie totale de 142.000 ha, compte plus de 460.000 habitants. Soulignons également qu’ici, l’élevage du dromadaire demeure dominant. Le dernier recensement général, réalisé dans les provinces du sud en 2004 par le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, évalue le nombre de dromadaires à 13.000 têtes, contre 9753 en 1996. Le cheptel ovin est passé, quant à lui, de 21.169 en 1996 à 150.000 en 2004. L’élevage caprin a connu aussi une augmentation, passant de 55.336 à 60.000 têtes durant la même période.

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