Tadla-Azilal : Le secteur oléicole s’organise

Tadla-Azilal : Le secteur oléicole s’organise

Sous le thème «Modernisation du secteur oléicole au niveau de la région Tadla-Azilal», et en collaboration avec la Chambre d’agriculture de Beni Mellal et l’Association des producteurs d’olives, l’ORMVAT (Office régional de mise en valeur du Tadla) a organisé le 20 novembre 2008 une journée d’étude sur le secteur oléicole à la Chambre d’agriculture à Beni Mellal.
Dans la région Tadla-Azilal, le secteur des olives joue un rôle primordial dans l’économie de la région en favorisant 2 millions de journées de travail chaque année pendant la période de la cueillette, de la transformation et de la commercialisation. Dans son intervention sur «L’amélioration de la qualité des olives et des huiles d’olives», Chimi Hammadi, expert international et enseignant chercheur à l’IAV Hassan II, a mis en exergue une panoplie de moyens modernes qui sont mis à la disposition des producteurs dans le but d’améliorer la production et la qualité des huiles et des olives et d’ajouter : «Il faut sortir de ce qui est théorique à ce qui est pratique. Chaque région a ses spécificités qu’il faut d’ailleurs prendre en considération dans le secteur oléicole. Cette journée d’étude entre dans le cadre du Plan Maroc Vert. L’approche filière doit être cernée de manière à étudier et à pratiquer les maillons de ladite filière et qui sont le maillon de la production, celui de la transformation de l’olive et de l’huile et celui de la commercialisation».
Dans la région de Tadla, les oliviers représentent 60% des arbres fruitiers avec une superficie d’environ 49.850 ha (40% dans le périmètre de l’Office régional du Tadla, 19.830 ha, avec une production annuelle de 120.000 T, ce qui représente 16% de la production nationale). Et malgré les progrès réalisés dans le secteur oléicole au niveau de l’introduction de nouveaux plants (Al Houzia, Al Ménara…) et de l’extension des surfaces oléicoles, il y a encore des problèmes qui entravent le développement de ce secteur. Aussi, L’Office régional du Tadla a adopté une nouvelle stratégie qui repose sur le développement de la production, de la modernisation et de la transformation pour l’amélioration de la qualité des huiles d’olives et l’organisation du secteur.
Les interventions des professeurs universitaires ont porté sur la conduite technique de l’olivier en intensif et super intensif, le marché national et international des huiles et l’huile d’olive : norme et qualité, fertilisation et besoin en eau d’irrigation d’une exploitation oléicole…Au sujet de l’eau d’irrigation et des objectifs de cette journée d’étude, Ahmed Ouayach, président de la COMADER (Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural), a déclaré: «c’est un secteur qui commence à évoluer et auquel le Plan du Maroc Vert donne une place de choix. De surcroît, c’est une plante qui optimise l’eau et vous savez qu’on entrerait dans une période de pénurie d’eau et c’est la raison pour laquelle nous sommes obligés d’opter pour des cultures de substitution. Et même dans les périmètres irrigués, où l’eau est apparemment disponible, nous sommes tenus de l’économiser. Notre objectif est de moderniser cette plante pour la rendre plus compétitive et plus rentable…» Pour Abderrahmane Nayli, chef du département agricole à l’ORMVAT, il s’agit d’inciter les producteurs du secteur oléicole à recourir à des méthodes plus modernes pour améliorer la production et la qualité de l’huile.

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