Tanger

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La mission espagnole à Tanger compte quelque 1.200 élèves marocains dont 500 poursuivent leurs études secondaires à l’institut espagnol Severo Ochoa. Les représentants de l’association des parents d’élèves de cet institut ont exprimé, jeudi 14 juin, lors d’une conférence de presse, leur indignation face à la hausse des frais d’inscription dans les universités espagnoles pour les étudiants étrangers non communautaires. Ils ont ainsi voulu attirer l’attention sur la situation en particulier des nouveaux bacheliers marocains des dix établissements scolaires espagnols au Maroc, ainsi que celle des 4.000 étudiants marocains, répartis dans huit universités espagnoles. Grâce à une formation de qualité dans ces établissements universitaires, «un grand nombre d’étudiants marocains poursuivent leurs études supérieures en Espagne et dont 1.200 sont inscrits aux universités de Grenade. Ils sont, de ce fait, menacés d’arrêter leurs études suite à cette hausse des frais d’inscription», a expliqué Khalid Tabali, président de l’association.
Il est à rappeler que le nouveau gouvernement espagnol vient d’imposer une hausse des frais d’inscription de 1.000 euros et qui peuvent atteindre dans certaines universités entre 6.000 et 9.000 euros pour, entre autres, les étudiants marocains, et ce à partir de la prochaine rentrée universitaire. D’après les responsables de l’association des parents d’élèves de l’institut espagnol Severo Ochoa, cette décision jugée «discriminatoire» a fait réagir des ONG, des activistes politiques et des militants des droits de l’Homme en Espagne, surtout que les étudiants marocains ne devraient pas être concernés par cette hausse des frais d’inscription universitaire, selon une convention signée en 1982 entre le Maroc et l’Espagne et qui stipule la réciprocité du traitement des citoyens espagnols et marocains dans les universités des deux pays signataires. «Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune réponse officielle concernant le traitement de notre situation», a dit M. Tabali.
Les parents d’élèves ont appelé à cette occasion les responsables à se pencher dans les plus brefs délais sur la situation des diplômés de baccalauréat espagnol et de leur accorder le droit à l’équivalence. Ce qui leur permet de «poursuivre leurs études dans les universités au Maroc comme c’est le cas pour les élèves de la mission française», a souligné M. Tabali.

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