Tanger : Hommage posthume à Sidi Ahmed El Ghazi

Tanger : Hommage posthume à Sidi Ahmed El Ghazi

L’hôtel de ville de Tanger a abrité, jeudi 26 mai, la cérémonie d’hommage posthume au musicien Sidi Ahmed El Ghazi, décédé le 30 avril dans un accident de la route. Organisée par quatre associations de musique traditionnelle de Tanger notamment Nassaim Al-Andalous, l’Association marocaine de la musique andalouse et spirituelle, Turath et Confluences musicales, cette cérémonie d’hommage posthume s’est déroulée en présence des membres de la famille du défunt et avec la participation de grands maîtres et musiciens marocains tels que Amine Akrami, Abdelmajid Souiri, Omar Metioui et Jamal Eddine Ben Allal. Selon les témoignages des artistes et amis du défunt, présents à cette manifestation, la scène artistique vient de perdre un grand musicien dont la vie était vouée entièrement à la musique. «Son caractère pacifique, sa capacité d’adaptation aux différentes versions du répertoire d’Al Ala et la grande maîtrise de son instrument de prédilection, rbâb, contribueront à forger la personnalité et la notoriété de Sidi Ahmed El Ghazi, féru de musique, de rencontres et de voyages», dit-on. Né en 1955 à Tétouan, Sidi Ahmed El Ghazi est issu d’une famille de musiciens, fabricants et joueurs de rbâb. Il montre très tôt sa passion pour cet instrument musical et intègre encore enfant la zawiya Harrakia, l’une des plus célèbres confréries du Royaume. Il ne cache ainsi jamais être influencé dans son parcours artistique par son père, ancien musicien et joueur de rbâb. Le défunt a l’habitude d’accompagner, pendant son enfance, son père au sein de l’orchestre du conservatoire de Tétouan, dirigé à l’époque par le célèbre maître, Mohammed Ben Larbi Temsamani. Soutenu et encouragé par sa famille, Sidi Ahmed El Ghazi décide de renforcer ses connaissances en musique en côtoyant les grands maîtres et musiciens tels que Abdessadek Chekara. Il s’impose quelques années après comme artiste à part entière. Il se distingue de ce fait par un parcours riche de nombreux enregistrements, concerts et manifestations tant au niveau national qu’international. Ce qui lui permet de rencontrer des musiciens de renommée internationale comme Pepe Herredia, Haim Mlouk, Mikhael Nayman et Enrique Morente. Feu Sidi Ahmed El Ghazi réussit à tisser de grandes amitiés parmi les artistes tangérois. Et il faisait partie depuis 1995 des groupes de musique dirigés par le grand musicien tangérois Omar Metioui. La plupart de ses travaux s’intéressent aux deux genres musicaux, à savoir Al Ala et Al Samâa. Et parmi ses collaborations discographiques figurent «Ritual suti andalusi», «Al-Ala Al-Andalusisiyya», «Dhikr y Samâa», «Ibn Arabi, el interprete de los deseos», «Nuba Al-Maya» et «Nuba Rasd Dayl».

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