Tanger : la société civile inquiète de l’état des sites naturels du Cap Spartel

Tanger : la société civile inquiète de l’état des sites naturels du Cap Spartel

Des acteurs de la société civile et chercheurs de la ville du Détroit ont exprimé, récemment, leur inquiétude quant à l’état des sites naturels de la zone de Cap Spartel, à l’ouest de la ville, notamment le parc urbain de Perdicaris (forêt de Rmilat) et les grottes d’Hercules.
Ces acteurs et experts dans le domaine de l’environnement et du patrimoine ont tiré la sonnette d’alarme quant à la dégradation de l’espace forestier et l’absence d’une vision stratégique pour la valorisation du site historique des grottes, géré de manière anarchique et laissé à la merci de commerçants qui ont investis les lieux sans réel contrôle.
Dans ce sens, l’Observatoire de protection de l’environnement et du patrimoine historique de Tanger, un organisme associatif créé l’été dernier, a organisé une visite de terrain pour s’enquérir de la situation environnementale au niveau de cette zone qui connait une forte affluence des visiteurs, notamment en fin de semaine et durant les jours fériés.
L’Observatoire, qui regroupe des experts, acteurs associatifs et chercheurs, a mis en exergue l’importance du site de Perdicaris, classé en tant que Site à intérêt biologique et écologique (SIBE) et qui constitue la seule forêt considérée comme parc naturel urbain au Maroc.
Le parc, qui s’étend sur une superficie de près de 70 ha au cœur d’une zone humide au point de rencontre du Détroit de Gibraltar et de l’océan atlantique, recèle d’une grande diversité naturelle et d’une richesse en faune et en flore unique au Maroc, mais subit depuis des années l’impact de l’Homme, comme le jet d’ordures et les randonnées sur des sentiers non contrôlés, ce qui réduit peu à peu le potentiel de régénération des espèces végétales et empiète sur le milieu de vie des animaux, en particulier les oiseaux migrateurs.
L’Observatoire, qui a salué les efforts du Haut-commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification pour la protection de ce poumon vert de la ville de Tanger, a appelé à la création d’une instance multipartite pour la promotion de ce site aux niveaux environnemental, social et de développement.
Concernant les grottes d’Hercule, l’observatoire a noté que ce site, qui constitue l’emblème de la ville du Détroit, se trouve dans un état de désordre en raison de la profusion, à l’intérieur et à l’extérieur des grottes, de commerces, lieux de restauration et de parkings d’une manière non étudiée et indigne d’un site d’une grande importance naturelle et historique.
Les acteurs de la société civile réclament la mise en place d’un plan de mise à niveau intégré de cet espace afin d’en faire un site touristique et de loisirs de niveau international, à travers, entre autres, la réorganisation des activités commerciales et la protection des grottes contre les risques de dégradation et d’érosion.
A noter que la Ligue de défense des droits des consommateurs, entre autres associations et observateurs, est montée récemment au créneau pour tirer la sonnette d’alarme quant à la situation des sites naturels et du patrimoine de la ville de Tanger.

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