Tanger : La ville souffre d’une crise de transport en commun

Tanger : La ville souffre d’une crise de transport en commun

L’anarchie qui règne dans le secteur du transport à Tanger ne date pas d’aujourd’hui. Ce secteur souffre, depuis toujours, de grands problèmes lui empêchant de suivre la grande dynamique que connaît la perle du Nord. Les multiples réunions entre les représentants de la société civile, les élus et les autorités locales n’ont pas abouti à résoudre les problèmes du transport urbain et interurbain. C’est ce qu’affirme un communiqué émis, dernièrement et à quelques jours du mois de Ramadan, par la Ligue de défense des droits des consommateurs. Les responsables de cette association affirment que les problèmes du transport s’accentuent généralement pendant la période estivale, le mois de Ramadan et les autres fêtes.
A cet effet, ils imputent ces problèmes principalement au nombre réduit des moyens de transport, au mauvais comportement des chauffeurs de taxis et à l’état déplorable des véhicules mis au service des citoyens.En plus des réunions, ces militants associatifs ont contacté «les autorités locales, plusieurs fois, en leur adressant des lettres pour attirer leur attention sur la gravité de cette problématique et en vue de leur encourager à chercher les moyens à même pour l’amélioration des services du transport», explique le même communiqué. Par ailleurs, Tanger souffre du nombre réduit de taxis (urbains et interurbains). La gare routière compte 150 grands taxis desservant les différentes destinations. Reste que le transport interurbain est assuré dans différents points à travers la ville. Et la mise en vigueur de la tarification fixe depuis le 11 juin 2008 n’est pas respectée parmi les chauffeurs de taxis interurbains. «Ceux qui assurent la liaison entre Tanger et Tétouan pratiquent parfois des tarifs allant jusqu’à 50 DH particulièrement à l’occasion des fêtes et pendant la période estivale», déplore une étudiante originaire des environs de la ville de Tétouan. Concernant le transport urbain, celui-ci est assuré par 1138 grands taxis et 1541 petits taxis. «Des stations taxis connaissent une grande pression précisément à l’heure de pointe, entre autres celles situées à l’intersection entre de la rue d’Angleterre et celle de la Hollande et dans la rue de Fès (à proximité du cinéma Mauritania)», précise le communiqué. Les chauffeurs de taxis refusent «de desservir quelques quartiers et préfèrent travailler au centre-ville. Certains d’entre eux ont l’habitude circuler sur la côte où se trouvent les hôtels de lux. Car une course payée par des touristes est à 100 DH quel que soit le trajet parcouru», regrette un employé d’un restaurant situé sur la côte.
Notons que certains quartiers populaires tels que Haoumat Oued Sania, El Hrarech, Boubana et Drissia souffrent beaucoup du manque des moyens de transport et leurs habitants trouvent des difficultés à se déplacer pour se rendre à leur travail ou à régler leurs affaires.

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