Tanger: Pour un nouvel élan à la promotion immobilière

Tanger: Pour un nouvel élan à la  promotion immobilière

Le secteur de l’immobilier au Maroc, en particulier à Marrakech et Tanger, connaît une crise sans précédent. «Néanmoins et en tant que professionnel je demeure confiant quant à l’avenir de ce secteur, qui devra connaître une demande soutenue et croissante», affirme Abdelhay Sbaï, promoteur immobilier lors d’une conférence organisée, mardi dernier, par le Rotary Club Tanger Doyen.
Par ailleurs, le Maroc a connu jusqu’à la fin du siècle dernier un déficit en matière de logements qui a dépassé un million d’unités et la construction d’un certain nombre de bidonvilles dans plusieurs régions. Face à cette situation, «l’Etat a promulgué des avantages fiscaux en faveur des promoteurs immobiliers, qui réalisent des logements sociaux dont le prix de vente n’excède pas 200.000 DH. Et c’est ainsi qu’à la fin de 2010, notre pays a été classé au deuxième rang à l’échelle mondiale en termes de taux de réduction de la population des bidonvilles, soit 45,8% pendant la période 2000-2010», précise M. Sbaï. Certes, le promoteur immobilier est un investisseur qui contribue à la promotion de l’économie. «Le promoteur paie un nombre important d’impôts et taxes et crée de l’emploi», souligne M. Sbaï, faisant remarquer que ces recettes fiscales «sont très importantes et dépassent de loin celles payées aussi bien par le secteur industriel que tertiaire». En ce qui concerne les impôts locaux, l’intervenant fait part que le promoteur paie un certain nombre de taxes dont celles pour l’obtention de l’autorisation de construire et du permis d’habiter. Il tient ensuite à énumérer les différents corps de métiers intervenant dans l’acte de bâtir, à savoir l’architecte, l’ingénieur de béton, le bureau d’études, le topographe, l’entreprise de bâtiment, l’entreprise de plomberie, d’assainissement, de protection civile, de pose sanitaire et de climatisation. «C’est ainsi que la promotion immobilière a toujours été considérée comme une locomotive pour les différents secteurs d’activité économique», affirme M. Sbaï. Pour la réalisation d’un projet, le promoteur immobilier doit solliciter des crédits bancaires. «Les intérêts débiteurs réglés sur l’utilisation de ces crédits sont très onéreux même si le taux de 6 ou 7% paraît abordable. Car l’intérêt composé est calculé par trimestre», souligne M. Sbaï. Après avoir formulé quelques suggestions en vue de donner un nouvel élan à la promotion immobilière, l’intervenant fait part que les promoteurs immobiliers ont signé une charte d’éthique et de déontologie par laquelle ils s’engagent à respecter la profession; à donner au public une information fidèle et complète des produits et services proposés; à mettre en œuvre tous les moyens susceptibles de satisfaire les clients; à mettre en place tous les moyens appropriés pour lutter contre la corruption; à veiller au respect de la sécurité des biens et enfin s’interdire toute publicité mensongère et toutes les pratiques déloyales.

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