Tanger-Tétouan : 2,5 millions DH pour le développement rural

Tanger-Tétouan : 2,5 millions DH pour  le développement rural

Le conseil régional de Tanger-Tétouan se mobilise, avec ses partenaires, pour la mise en œuvre de l’Initiative régionale pour le renforcement des capacités des communes rurales de la région en matière de genre et d’égalité des chances. «L’objectif principal de cette initiative est de contribuer, en général, à l’amélioration de la situation socio-économique et humaine des hommes et des femmes en situation de vulnérabilité au niveau des communes rurales de la région», a indiqué Mina Rouchati, coordinatrice du Groupe de travail chargé de ce projet, lors d’un séminaire régional organisé, vendredi 18 janvier, pour le lancement officiel de cet ambitieux programme dédié au développement rural.
Pilotée par le conseil régional de Tanger-Tétouan, cette initiative bénéficie du soutien de plusieurs partenaires nationaux, locaux et internationaux, dont la Direction générale des collectivités locales, les six provinces et préfectures de la région ainsi que le Fonds catalan pour la coopération au développement et le Programme ART Gold du Pnud Maroc. L’équipe technique de gestion de ce programme est constituée et elle est déjà opérationnelle.
Par ailleurs, cette initiative, qui profite à 36 communes rurales, est destinée, entre autres, à améliorer les conditions de vie des femmes et jeunes filles en milieu rural et à soutenir des associations féminines. A cet effet, quelque 2,5 millions DH sont affectés pour la réalisation des projets en faveur des bénéficiaires directs et indirects de cette initiative. Le conseil régional a ainsi mobilisé avec le soutien financier d’autres partenaires locaux une enveloppe de 1,5 million DH. Le reste du budget total (800.000 DH) est assuré grâce à l’apport international.
Selon les responsables du Groupe de travail, le lancement de cette initiative permettra au conseil régional d’améliorer ses capacités pour la conduite d’autres projets de développement humain d’envergure régionale. Surtout et à titre d’exemple, ceux destinés à l’amélioration de la situation des femmes, qui représentent 49,2% de la population rurale. Et avec un taux d’analphabétisme de 76,4%, elles ne peuvent atteindre que 12,6% de la population active. Il faut signaler qu’en plus de leur niveau très bas de formation, les femmes souffrent d’une faible participation à la vie citoyenne dans les communes rurales. «Ces insuffisances inhérentes au système de gouvernance locale pourraient entraver le processus de développement des zones rurales, notamment le développement équitable et les conditions de vie de la fille rurale», a précisé Mme Rouchati.

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