Tétouan : Grogne des enseignants titulaires du doctorat français

Tétouan : Grogne des enseignants titulaires du doctorat français

La colère monte chez les enseignants-chercheurs titulaires du doctorat français dans le cadre du statut du 17 octobre 1975. A cet effet, ils ont observé, jeudi 17 avril, un sit-in de protestation devant le siège de la présidence de l’Université Abdelmalek Essaadi pour revendiquer le droit à l’équivalence de leur diplôme obtenu en France. Selon un communiqué émis suite à la tenue de ce mouvement de protestation de deux heures, les enseignants protestataires organisent «encore une fois ce sit-in pour dénoncer, avec un sens de responsabilité et une ferme volonté, le préjudice qu’ils continuent de subir depuis plus de deux décennies suite à leur recrutement, à titre provisoire, et ce sur la base d’une lettre du secrétariat général de l’Education nationale en date du 2 mai 1986». Le même communiqué indique que les enseignants- chercheurs titulaires du doctorat français dénoncent fortement le fait que leur cas ne soit pas évoqué lors d’une série de rencontres entreprises entre les représentants du bureau national du syndicat de l’enseignement supérieur et le gouvernement. Les enseignants protestataires font part, à travers ce document, qu’ils ont convenu, après de longues discussions, de poursuivre leur combat tout en encourageant le ministère de tutelle à traiter à fond leur situation et de leur accorder le droit à l’équivalence, comme c’est le cas pour les autres collègues titulaires des différents doctorats européens et Ph D américains. «Les titulaires des autres doctorats sont recrutés, en premier lieu, en tant que maîtres de conférence puis au grade de professeurs de l’enseignement supérieur après quatre années d’ancienneté», dit-on. Les enseignants protestataires soulignent, à travers ce communiqué, que les propositions présentées dans le cadre de la loi du 19 février 1997 n’ont pas pu apporter une solution équitable et non discriminatoire à leur dossier. Ils poursuivent que leurs revendications consistent «en la révision de leur situation et la reconnaissance de leurs efforts ainsi que leur contribution au développement de l’université marocaine et l’établissement de l’Etat de droit». Les enseignants-chercheurs titulaires du doctorat français ont tenu à manifester, à la fin de ce communiqué, leur attachement à leurs revendications précitées, tout en exprimant leur volonté de poursuivre leur combat jusqu’à ce qu’ils obtiennent leurs «droits longtemps revendiqués».

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