Tétouan : La grogne des professeurs et des cadres de l Institut national des Beaux-arts

Une atmosphère très tendue règne à l’INBA de Tétouan. Et pour cause, les professeurs et les cadres de l’Institut sont, depuis lundi 4 juin, en grève illimitée. Ils protestent contre leurs mauvaises conditions de travail et le licenciement de leur directeur, l’artiste-peintre et sculpteur Abdelkrim Ouazzani. Ils qualifient cette décision d’arbitraire et d’injuste. Les protestataires considèrent ce licenciement comme une sorte d’humiliation pour tout le personnel de l’INBA de Tétouan, surtout que M. Ouazzani, qui a consacré toute sa vie «au service de l’Institut», lui reste moins d’un an pour partir à la retraite. Selon un communiqué émis et signé par les professeurs et les cadres, ceux-ci expliquent qu’ils ont adressé une correspondance au ministère de tutelle, dans laquelle ils font part du manque de moyens humains et matériels dont souffre l’Institut, mais sans jamais avoir eu de réponse. Vu l’état de détérioration et de dégradation des locaux de l’INBA de Tétouan, «nous exprimons notre profonde indignation du renoncement du ministère de la culture au projet de réhabilitation de l’Institut», précisent-ils. Les protestataires demandent la révision et l’amélioration de la situation des professeurs doctorants de l’Institut et clament leur droit aux améliorations internes, tout en exigeant aussi de traiter à fond les dossiers des neuf enseignants de l’éducation artistique à la retraite. «Nous revendiquons de doubler le budget de l’Institut qui ne dépasse pas 800.000 DH dont une partie est consacrée au paiement des salaires des retraités», selon le même communiqué. Les professeurs et cadres de l’INBA de Tétouan appellent, dans le même communiqué, tous les syndicats professionnels, la société civile, les artistes et intellectuels ainsi que les militants des droits de l’Homme à se mobiliser avec eux et soutenir leurs revendications visant principalement la réhabilitation de ce prestigieux et historique Institut. Les protestataires menacent de poursuivre leur grève, qui pourrait entraîner une année blanche, si leurs revendications ne sont pas satisfaites et si leur directeur n’est pas réhabilité dans sa dignité par le retour à son poste.

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