Un concours de dessin au profit des jeunes et lycéens

Un concours de dessin au profit des jeunes et lycéens

A l’occasion de la Journée nationale de lutte contre la corruption, l’Association Ain Ghazal 2000, en collaboration avec le département de la justice au niveau de la ville d’Oujda et du Fonds de développement des Nations Unies pour la femme, a organisé, dimanche 8 janvier, un concours de dessin au profit des jeunes et lycéens. Une activité artistique pour démasquer le fléau de la corruption qui sévit en dépit des multiples campagnes initiées par plusieurs organismes. La spécificité de l’activité réside dans le couplage de la corruption et de la violence perpétrée à l’égard des femmes.
«On a choisi de travailler avec les jeunes car ce sont de futurs parents, maris et responsables. Aussi, nous sommes convaincus que des phénomènes enracinés telles la corruption et la violence à l’égard des femmes sont à éradiquer dans la continuité et ne peuvent pas se résoudre par des campagnes limitées dans le temps et l’espace», a expliqué à ALM Latifa Rezoug, présidente de l’Association Ain Ghazal 2000. Pour être plus persuasifs, les organisateurs dupliqueront les tableaux primés en posters et les présenteront dans les différentes administrations telles celles de la santé, la justice, l’Intérieur, les communes urbaines et les impôts. Quant au jeune Anass Diab qui a remporté le premier prix, il a souligné que la lutte contre la corruption, laquelle permet à des élèves médiocres d’accéder à d’importantes responsabilités au lieu que cela se fasse dans les règles de la concurrence loyale, est un engagement qui interpelle tout jeune soucieux du devenir de son pays. Quant au deuxième élève primé, Sakina Benmalek, elle a préféré mettre en exergue l’importance du recours aux supports artistiques pour accompagner les bonnes mutations sociales et les réflexes patriotiques. «Lorsque les citoyens trouvent dans des endroits publics, connus en tant que fiefs de la corruption, des photos qui dénoncent et lorsque les personnes qui perçoivent des pots-de-vin sont confrontées à leurs actes peut-être qu’elles se corrigeront d’elles-mêmes», a-t-elle espéré. Sur les raisons du couplage de la violence à l’égard des femmes et à la lutte contre la corruption, les organisateurs expliquent que les femmes sont des cibles privilégiées pour les différentes formes de corruption. Dénoncer dans un même concours les différentes formes de violence et de corruption qui gangrènent toute la société c’est montrer à quel point les pratiques illégales sont nuisibles au développement du pays, à l’égalité entre l’homme et la femme et surtout à l’affermissement de la confiance au sein de la famille et des couples. «Lors des focus groupes tenus à Bouarfa, Berkane, Jerada, Touissit et Taourirt on a palpé avec tristesse et révolte le degré de souffrance de plusieurs femmes avec cette violence économique», précise-t-on auprès des organisateurs. Ils ajoutent que «lorsque la femme demande ses droits, elle tombe dans le piège du chantage et elle doit payer de son corps, de sa dignité, de sa fierté. Un tribut lourd à supporter».

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