1.176 cas d’intoxications enregistrés au deuxième trimestre 2009

1.176 cas d’intoxications enregistrés au deuxième trimestre 2009

Les intoxications sont loin d’être négligeables au Maroc. Les dernières statistiques du Centre antipoison et de pharmacovigilance l’attestent. L’unité de toxicovigilance a reçu 1.176 fiches de déclaration de cas d’intoxications durant le deuxième trimestre 2009 contre 1070 durant la même période de l’année 2008 soit une augmentation de 17,5%. Les intoxications au monoxyde de carbone occupent la place la plus importante avec 507 cas. Pour ce qui est des toxico-infections alimentaires collectives (TIAC), 292 cas ont été déclarés durant cette période. A noter que 60,6% des TIAC sont survenus chez des enfants âgés de moins de quinze ans. Plus de la moitié de ces intoxications alimentaires ont lieu dans un public contre 37,7% à domicile et 5,8% dans le lieu de travail.
Dans 99,3% des cas, ces TIAC sont de gravité moyenne. Il existe plusieurs types d’intoxications alimentaires. Parmi celles-ci, il y a lieu de relever les intoxications alimentaires suite à l’ingestion d’aliments ou de boissons contaminés par des bactéries ou des microbes. Figurent également les allergies alimentaires, les aliments souillés par des pesticides, raticides et les toxines (substances toxiques sécrétées par des aliments avariés). Parmi les produits incriminés, les produits laitiers et dérivés arrivent en tête (50%) suivi des pâtisseries (27%) du poisson (25%), des conserves (20%) et du poulet (9%). Les escargots, aliments mixtes et produits périmés détiennent des taux moins importants avec respectivement 11 et 4%. Les intoxications touchent toutes les tranches d’âge. Cependant, l’unité de toxicovigilance a observé un pic pour les personnes âgées de 15 à 25 ans qui constituent 31,4% des cas d’intoxications.
La majorité des cas d’intoxications, à savoir 89,2%, sont d’origine accidentelle et 7,5% sont suicidaires. La toxicomanie représente 0,4% des cas. L’unité de toxicovigilance a enregistré quatre cas de décès (un enfant et trois adultes) durant le deuxième trimestre 2009. Les circonstances étaient accidentelles dans deux cas et suicidaires pour les deux autres cas. La voie d’intoxication la plus fréquente est la voie orale avec 47% des cas suivie par l’inhalation (44,8%). La voie percutanée arrive en dernière position avec 8,2% des cas. Pour ce qui est des types de toxique, les produits gazeux arrivent en tête de liste avec 43%. Viennent ensuite les aliments (15,6%), les médicaments (13,10%), les pesticides ( 6,5%), les produits ménagers (4,8%) et  les produits industriels ( 3,7%).


3.220 cas de piqûres de scorpion depuis le début de l’année

L’unité de toxico-vigilance a reçu depuis le début de l’année, 3.220 cas de piqûres et envenimations scorpioniques (PES) contre 2.701 durant la même période en 2008. Les enfants de moins de quinze ans représentent 23,6 % contre 30,6% en 2008 ce qui témoigne de l’impact positif des campagnes en milieu scolaire. Le taux d’envenimation est de 7,1%. A noter que 52 ,2% des patients n’ont pas nécessité de traitement. L’unité a enregistré 36 décès contre 48 en 2008.


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