26,5 MDH pour la promotion des droits de l’Homme au Maroc

26,5 MDH pour la promotion des droits de l’Homme au Maroc

L’Union européenne donne un coup de fouet à la promotion des droits de l’Homme au Maroc. La délégation de l’UE à Rabat a lancé, lundi 29 mars, un nouvel appel à propositions d’un montant global de 26,5 millions de dirhams. L’objectif de cet appel étant de «renforcer le rôle de la société civile dans la promotion des droits de l’Homme et des réformes démocratiques». Concernant les actions à financer, l’accent sera mis par la délégation européenne sur l’appui à la société civile dans le but de «développer une plus grande cohésion au niveau du travail dans les domaines des droits de l’Homme, du pluralisme politique et démocratique et de la participation politique, ceci dans le but que cette société civile devienne une véritable force de changement positif». Les demandeurs d’une subvention doivent être des organisations de la société civile, notamment des organisations non gouvernementales, des fondations politiques indépendantes et des instituts publics d’enseignement supérieur, ayant leur siège au Maroc ou dans un pays membre de l’Union européenne, d’un pays candidat à l’adhésion à l’Union européenne ou d’un pays membre de l’espace économique européen. Le montant des subventions variera entre 50.000 et 300.000 euros. Le financement se fait à hauteur de 95% des projets présentés par des organisations marocaines et 75% des projets présentés par des acteurs européens. La date limite de soumission des projets est le 26 mai prochain. Contacté par ALM, Amina Bouayach, présidente de l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), affirme que l’appui de l’UE aux activités des ONG revêt une importance capitale. «Etant donné le niveau restreint des subventions allouées par l’Etat au financement des activités de la société civile, l’appui de l’Union européenne revêt une importance capitale. A titre d’exemple, l’OMDH travaille actuellement sur deux projets importants en partenariat avec l’UE. Nous avons toujours revendiqué l’accompagnement de la mise en œuvre des recommandations de l’UE relatives à la promotion des droits de l’Homme par un mécanisme institutionnel», explique Amina Bouayach. Les actions éligibles au financement doivent répondre à certaines priorités thématiques. Il s’agit, notamment, de la promotion de la liberté d’expression y compris la liberté des médias et le renforcement de la responsabilité et de la déontologie professionnelle des journalistes. Il y a aussi comme critère la promotion des bonnes pratiques parlementaires par les représentants des différents partis politiques (parlementaires et élus locaux et régionaux) et par le personnel parlementaire, à travers l’acquisition de connaissances, de compétences et de techniques relatives à la pratique et à l’organisation parlementaire. Les actions devront répondre également aux priorités de la promotion des mesures pour l’abolition de la peine de mort, la prévention et la lutte contre la corruption et la promotion de la ratification du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Concernant les partenariats, la délégation européenne affirme que les organisations partenaires doivent satisfaire aux mêmes critères d’éligibilité que les demandeurs. Les demandeurs de nationalité marocaine peuvent agir, selon la même source, soit individuellement, soit avec des organisations partenaires alors que pour les actions présentées par des acteurs non marocains, un partenariat avec un acteur local est obligatoire.

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