3.600 nouveaux cas chaque année

3.600 nouveaux cas chaque année

Le lyphmome, cancer encore mal connu touche 3.600 nouveaux cas  au Maroc chaque année.  «Seulement  1.200 à 1.500 personnes sont diagnostiquées annuellement et souvent à des stades avancés», souligne Pr Lahoucine Mahmal, hématologue au service d’hématologie au CHU Mohammed VI de Marrakech. A l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation aux lymphomes, célébrée chaque année le 15 septembre,  la Société marocaine d’hématologie (SMH) a organisé jeudi  10 septembre à Casablanca une rencontre sous le thème «Lymphome.Un cancer qui se soigne». Cette manifestation a été l’occasion non seulement de faire le point sur l’état des lieux de cette maladie mais également d’examiner les traitements  et les dernières nouveautés thérapeutiques enregistrées dans ce domaine. La situation au Maroc n’est guère réjouissante. Les centres de traitements restent insuffisants et parfois non spécialisés.Outre l’insuffisance des infrastructures sanitaires appropriés, il faut aussi relever l’inégalité d’accès aux soins  d’une région à l’autre et l’absence d’une couverture médicale généralisée et adéquate. Les moyens restent très limités pour assurer un traitement optimal. Si d’importantes avancées ont été réalisées  ces dernières années en matière thérapeutique, il n’en demeure pas moins que le coût du traitement est exhorbitant. Et pour preuve. Pour un lymphome agressif, il faut compter 200.000 DH. Conséquence : faute de moyens, les patients sont contraints de mettre fin à leurs traitements. Et pour ceux qui ont la chance de bénéficier d’une mutuelle, se pose le  problème de l’avance des frais et le retard du remboursement. «L’avance des frais de soins entraîne plusieurs désagréments aux patients à cause du retard au niveau du remboursement, lequel se répercute sur le suivi des protocoles thérapeutiques. Par conséquent, le terrain devient propice à l’évolution néfaste de la maladie. Le traitement devient ainsi plus angoissant, plus long et plus coûteux, ce qui augmente le risque d’abandon des traitements faute de moyens car les traitements coûtent chers», affirme une affiliée à la CNSS, atteinte du lymphome non hodgkinien. Ainsi, d’importants efforts doivent être déployés par les organismes de remboursement pour faciliter les démarches administratives des assurés, atteints de lymphome.
Cette maladie peut être traité efficacement si elle est diagnostiquée de manière précoce. Il faut aussi noter que le diagnostic du lymphome n’est pas toujours facile. L’examen au microscope, appelé examen histologique, permet non seulement de faire le diagnostic mais aussi de préciser le type du lymphome. La connaissance précise du type de lymphome permettra ainsi de déterminer ainsi le traitement le plus adéquat. «L’immunohistochimie constitue une technique irréprochable pour déterminer le bon diagnostique», précise Pr Asmae Quessar, membre de la SMH.La ou les causes exactes des lymphomes demeurent inconnues. «Il n’y a pas d’étiologie connue mais on peut néanmoins relever plusieurs facteurs prédisposants à savoir les facteurs immunitaires (VIH), infectieux (hépatites A et B), chimiques (insecticides…) et environnementaux», affirme Pr Mahmal. Rappelons que le lymphome qui est un cancer du sang qui affecte le système lymphatique touche deux fois plus les hommes que les femmes.

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