3 morts et 18 blessés dans un effondrement

Jeudi 7 novembre. Vers 4h30mn du matin, les membres des deux familles qui résident au premier étage d’une maison menaçant ruine à la rue Al Karma en ancienne médina à Casablanca-Anfa, plongeaient dans un profond sommeil; ils viennent de jeûner le premier jour de Ramadan et attendaient le deuxième jour. Tout à coup l’imprévu est arrivé ; la dalle du deuxième étage s’effondre. «Il n’y avait pas de craquement… Nous avons entendu comme un bombardement…» affirme l’un de leurs voisins qui est intervenu au départ pour sauver les victimes.
Tous les jeunes du quartier sont intervenus pour sauver les habitants. Le sang coule des victimes; des enfants, jeunes et vieux. Des cris et des demandes de secours s’entendent sous les décombres. Les éléments de la protection civile ont été alertés, ainsi que les autorités locales. L’étroitesse des rues rend difficile l’accès des pompiers au lieu du drame. Un dispositif sécuritaire inattendu, composé des éléments de la CMI, de garde mobile et de police, s’est rendu sur les lieux. Tous les lieux donnant sur la maison effondrée ont été encerclés.
L’opération de sauvetage se poursuit sans cesse et les victimes s’évacuent vers les urgences de l’hôpital Ibn Rochd. Et c’est le cadavre d’une femme qui a été découvert le premier quelques minutes après l’effondrement. Il s’agit de la prénommée Khadija, quadragénaire, mère de famille. Puis le deuxième cadavre, d’un sexagénaire, prénommé Tahar.
Après l’aube, le craquement des escaliers avait eu lieu et une partie de la dalle du premier étage s’est effondrée sur les têtes des éléments de la protection civile. Aussitôt trois d’entre eux ont été blessés dont l’un avec une fracture à son dos. Il fallait attendre 11h du matin pour que le troisième cadavre, appartenant au défunt Abderrahim Hadly, trente-huit ans ait été exhumé des décombres et pour dresser le bilan qui n’est pas encore final puisque parmi les dix-huit blessés transportés aux urgences dont cinq enfants et 3 éléments de la protection civile, il y a ceux qui sont dans un état critique.

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