34.318 accidents et environ 1.200 morts en cinq mois

34.318 accidents et environ 1.200 morts en cinq mois

La tutelle a renforcé les contrôles routiers depuis le 22 juin et ce jusqu’à fin décembre

Le nombre des accidents mortels s’est établi à 1070, ce qui représente une régression de 6,22% par comparaison à l’année précédente.

Le nombre de morts sur nos routes est en baisse. L’analyse des statistiques provisoires des accidents de la route au titre des cinq premiers mois de l’année 2017 par comparaison à ceux de l’année 2016 fait ressortir une baisse de 6,64% des tués qui se sont chiffrés à 1.195. S’agissant des accidents mortels, leur nombre s’est établi à 1070, ce qui représente une régression de 6,22% par comparaison à l’année précédente. Parmi les autres indicateurs en baisse, il y a lieu de relever les blessés graves. En effet, les chiffres du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau font état de 3.349 personnes grièvement blessées, soit une diminution de 2,19% en comparaison avec 2016.

Commentant ces chiffres, Azzedine Chahidi, chef de la division de la sécurité routière à la Direction des transports routiers et de la sécurité routière, note que «les indicateurs de sécurité routière au titre des 5 premiers mois de 2017 sont encourageants. Ils montrent une diminution du nombre de tués, de blessés graves et des accidents mortels et par la suite la gravité des accidents». En revanche, il y a lieu de signaler que le nombre des accidents est en hausse. Au total, 34.318 accidents ont été enregistrés durant cette période, soit une augmentation de 9,03%. Il en va de même pour les blessés légers. Leur nombre a augmenté de 6,86% pour s’établir à 44.062.

Pour lutter contre les accidents de la route, le ministère de tutelle a mis en place un plan d’action d’urgence qui s’étalera sur une durée de 6 mois. Il porte sur le renforcement des contrôles routiers. Cette mesure qui a démarré le 22 juin se poursuivra jusqu’à la fin de l’année. «Nous avons préféré prolonger cette opération au-delà de la saison estivale en raison de l’Aïd Al Adha et la rentrée scolaire qui constituent des périodes où le trafic routier est intense». Les services de police  et de gendarmerie royale seront mobilisés sur le terrain  pour  lutter contre les comportements de nature à porter atteinte aux conducteurs et aux autres usagers de la route, à savoir l’ alcool, la  vitesse, les dépassements dangereux, la ceinture de sécurité et le téléphone portable au volant. En Outre, le ministère compte également renforcer les contrôles au niveau des gares routières. Pour sa part, le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC) a préparé une large campagne de communication pour accompagner les actions du ministère de tutelle. Il est important de noter qu’à la fin de chaque mois, une réunion rassemblant les acteurs concernés (ministère des transports, Sûreté nationale, Gendarmerie royale, ministère de l’intérieur, CNPAC) se tiendra pour dresser le bilan de cette opération.  Selon M. Chahidi, ces contrôles réguliers inciteront les usagers de la route à respecter davantage le code de la route. A ce sujet, ce dernier insiste sur le fait  que le contrôle automatisé de la vitesse a permis de diminuer le nombre des accidents graves. Toujours est-il que la hausse des accidents de la route montre qu’il convient d’être encore et toujours vigilant et que la mobilisation doit être sans faille afin de lutter contre le relâchement des comportements des usagers de la route.

Contrôle routier : 1.200 radars d’ici 2018

Pour lutter contre les accidents de la route, le ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau compte renforcer davantage le contrôle routier. D’ici 2018, la direction des transports et de la sécurité routière compte mettre en place 1.200 radars au niveau national. En attendant, il faut savoir qu’il existe actuellement 140 radars fixes dont 98 sont opérationnels. Le ministère de tutelle va ainsi se doter de radars de nouvelle génération. Parmi ceux-ci  figurent les radars tronçons. Ce type de radar calcule la vitesse moyenne pratiquée par les conducteurs sur une section de plusieurs kilomètres.

Il calculera ainsi la vitesse moyenne de circulation des véhicules entre deux points situés à une distance comprise entre 20 et 30 kilomètres. Si la vitesse moyenne est supérieure à la vitesse autorisée, l’automobiliste recevra un PV. Avec ce nouveau système de radar, l’automobiliste ne pourra plus donner un coup de frein avant de croiser le radar. Le ministère va acquérir dans un premier temps 20 radars pour 10 tronçons. En fonction des résultats de ces nouveaux appareils, le ministère passera d’autres commandes. L’autre grande nouveauté, ce sont les radars au feu rouge en ville.

Le ministère estime que l’installation de ces radars est primordiale dans la mesure où bon nombre d’automobilistes brûlent le feu rouge devant même l’agent de circulation, ce qui ne sera plus le cas. Les usagers de la route devront marquer l’arrêt absolu devant un feu rouge. Parmi les autres types, il y a le radar discriminant qui permet de différencier les catégories de véhicules, et notamment les poids lourds, afin de contrôler les limitations de vitesse spécifiques selon la catégorie d’usagers. Il permet aussi d’identifier avec certitude le véhicule en infraction dans le cas où plusieurs apparaissent sur un cliché.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *