3ème Africa Security Forum tenu en «Chatham House» à Rabat : Le développement socio-économique, 1er rempart contre l’immigration clandestine

3ème Africa Security Forum tenu en «Chatham House» à Rabat : Le développement socio-économique, 1er rempart contre l’immigration clandestine

Le continent abrite 36 millions de migrants sur 256 millions dans le monde. 80% des migrants restent en Afrique. 7 millions la quittent, soit 0,5% de la migration mondiale est illégale.

En prélude au Forum mondial de la migration et du développement qui se tiendra en décembre prochain à Marrakech qui sera marqué par l’adoption d’un pacte mondial relatif aux migrations, le 3ème Africa Security Forum, organisé jeudi à Rabat, est une opportunité pour aborder cette question migratoire parmi tant d’autres sujets. Un événement qui s’est tenu en «Chatham House». Un concept qui signifie que toute restitution ne doit pas citer l’auteur des déclarations ni l’organisme ni le pays auquel il appartient. Une démarche permettant aux intervenants de s’exprimer librement.

Lors de cet événement initié par le think tank Atlantis en partenariat avec le Forum international des technologies de la sécurité, les participants ont abondé dans le sens du thème « Redéfinir les axes de la coopération internationale face aux menaces du 21ème siècle ».

Il était question, lors de cette rencontre, de mettre l’accent sur l’inexistence de «réponses pérennes face à ces menaces». Celles-ci étant, entre autres, le cyber-terrorisme, la cyber-criminalité et l’extrémisme ainsi que la cybernétique. Ces réponses sont susceptibles d’être puisées dans le «transfert de technologies» comme cela est le cas dans les pays du Nord. D’où l’intérêt d’une coopération Nord-Sud pour ce transfert afin de développer une « e-réputation».

Le Maroc, lui, œuvre selon une démarche de prévision et d’anticipation. Depuis 2002, 185 structures terroristes y ont été, pour rappel, démantelées. Aussi, 3.000 personnes ont été arrêtées. Quant aux ingrédients de la menace terroriste, ils consistent en le retour dans la zone syro-irakienne. Dans ce sens, 300 mineurs marocains y ont accompagné leurs parents. Ces nombres ont été réalisés de par cette démarche anticipative des services de sécurité marocains qui ont également réussi à déjouer plusieurs plans terroristes sur le plan national ou ailleurs. Aussi, la situation au Sahel est préoccupante de par l’impact de Daech. Les groupuscules qui s’y trouvent ne manquent pas d’intensifier les actes malveillants. Outre la lutte contre le terrorisme, le Maroc mène, pour rappel, une autre à l’égard du trafic de drogues et la criminalité transnationale. A propos de la migration, le Maroc a innové dans ce sens. Entre 2014 et 2017, 50.000 migrants ont été régularisés. Jusqu’à septembre 2018, 6.800 tentatives de migration ont été avortées. Depuis 2002, 3.300 réseaux criminels ont été mis hors d’état de nuire au Maroc qui compte également à son actif des coopérations tripartites au profit de pays africains. 

En Afrique, le phénomène migratoire prend une ampleur différente. Le continent abrite 36 millions de migrants sur 256 millions dans le monde. 80% des migrants restent en Afrique. 7 millions la quittent, soit 0,5% de la migration mondiale est illégale. Pour venir à bout de ce fléau, «le développement socio-économique est le premier rempart contre l’immigration clandestine». En Afrique, le PIB de 50 pays se chiffre, quant à lui, à 2.200 milliards de dollars, soit l’équivalent d’un pays moyen en Europe comme la France. En 2050, il conviendrait d’atteindre un PIB de 10 fois du PIB actuel et une croissance de 7% contre 2,4% actuellement. Un défi à relever pour gérer des questions de sécurité et la croissance.

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