620 ha incendiés dans la région du Sud-Ouest : 206 feux de forêts ravagent 931 hectares de janvier au 16 juillet 2012

620 ha incendiés dans la région du Sud-Ouest : 206 feux de forêts ravagent 931 hectares de janvier au 16 juillet 2012

Les feux de forêts ravagent  chaque année des centaines d’hectares. En cette saison estivale, les incendies n’ont rien d’exceptionnel. La hausse des températures accompagnée d’un faible taux d’humidité atmosphérique augmente les risques et la fréquence de ce phénomène. Selon le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD), depuis janvier au 16 juillet 2012, 206 feux de forêts ont été enregistrés au niveau national touchant une superficie de 931 hectares. Des chiffres en baisse par rapport à la moyenne des feux de forêts des dix dernières années (de janvier au 16 juillet) fixée à  210 et de la superficie  incendiée  qui est de 1200 hectares. Quant à la superficie touchée par l’incendie, Fouad  Assali, chef de service de la protection des forêts au HCEFLCD, précise que celle-ci est de 4,5 ha par incendie contre 15 à 20 ha/incendie dans les pays du pourtour méditerranéen. C’est moins que l’année précédente où la superficie touchée par le feu, était établie à 6,5 ha par incendie. En termes de répartition géographique et en tenant compte de l’occurrence des incendies, M. Assali précise que «la région du Rif (Tétouan, Larache, Chefchaouen, Ouazzane, Tanger) est la plus touchée avec 89 incendies qui ont ravagé 80 hectares. S’agissant de la superficie incendiée, la région du Sud-Ouest (Agadir, Taroudant, Tiznit, Sidi Ifni, Chtouka Aït Baha) est la plus exposée   avec 13 incendies ayant ravagé une superficie de 620 hectares. Hormis ces deux régions, la situation est normale dans le reste du pays».
Quant aux causes des incendies, elles sont dues soit  aux conditions climatiques, soit liées aux négligences des campeurs et des usagers de la forêt. Une température élevée, un vent violent et un déficit hydrique de la végétation constituent des facteurs favorables à l’éclosion et la propagation des incendies. C’est précisément pour cette raison que le HCEFLCD  tire la sonnette d’alarme pour le mois de Ramadan. «La fréquence des  incendies devrait s’intensifier  durant cette période en raison de la hausse des températures et les équipes au sol qui sont en –dessous de leur capacité à cause du jeûne». A noter que le niveau d’alerte devrait se maintenir jusqu’à la fin du mois de septembre qui correspond à la période  des premières pluies.
À l’instar des années précédentes, le HCEFLCD mène une politique de prévention active. D’importantes mesures ont été prises en l’occurrence le renforcement de la surveillance en forêts dans les zones à haut risque par des guets mobiles et fixes (postes vigies, patrouilles, guetteurs). S’agissant des guetteurs au niveau national, M. Assali indique  que «leur nombre au niveau national s’est établi à 2000 en 2012 contre 850 l’année précédente. Ce  qui permet une alerte aux incendies plus rapide». Parmi les autres nouveautés de cette année figure le renforcement  des unités d’intervention au sol. Celles-ci sont passées de 80 en 2011 à 92 en 2012.
La prévention passe aussi par la sensibilisation du grand public à travers la diffusion de spots de sensibilisation sur les chaînes des télévisions, d’annonces à la radio, l’organisation de campagne de vulgarisation au niveau des douars, des souks, la distribution de dépliants et de flyers. A ce sujet , M. Assali précise que «la campagne de sensibilisation a débuté. Des spots sont diffusés sur Al Oula et Medi 1 TV. Dés le début du mois de Ramadan, ils seront diffusés par 2M», conclut-il.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *