90% des étudiants des facultés faiblement encadrés

90% des étudiants des facultés  faiblement encadrés

Le rapport du conseil de l’éducation sur «l’enseignement supérieur à l’horizon 2030» présenté jeudi à Rabat

«80 à 90% des étudiants dans les universités au Maroc sont dans les accès ouverts avec un taux d’encadrement très faible». Ce taux est précisé, jeudi à Rabat, par Abdellatif Miraoui, président du comité chargé du rapport consacré à «l’enseignement supérieur à l’horizon 2030» et présenté à l’issue de la 16ème session du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRS). Cette faiblesse est due, selon ses dires, à des difficultés liées aux méthodes d’enseignement entre autres. Outre ce taux, M. Miraoui, également président de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech, conduit celui des jeunes qui obtiennent leur licence en 3 ans. Ils sont seulement de 10 à 30%.

«Les  déperditions sont considérables. Il faut réformer la licence pour y introduire les langues et des filières au goût du jour», commente-t-il. Le président met également l’accent sur le numérique en rappelant les 65% des emplois qui risquent de changer ou disparaître d’ici 2030. «Le numérique doit couler dans les veines de nos jeunes. Il peut faire gagner 30 à 40% du taux d’encadrement», estime M. Miraoui. Cela étant, le rapport comprend, comme il le précise, 7 leviers et 58 préconisations. Ce sont ces recommandations qui font, selon ses dires, la différence de ce rapport avec un autre qui établit une évaluation réalisée par le CSEFRS. A lui seul, le 7ème levier est, à son sens, le plus important puisqu’il porte sur la manière dont il faut exécuter cette stratégie.

Il est question, dans ce sens, de réviser la loi 01.00. Entre autres, le rapport préconise, selon l’intervenant, un enseignement supérieur cohérent avec une nouvelle architecture en améliorant l’orientation des étudiants et en créant des «passerelles». Celles-ci deviennent, à ses yeux, «indispensables». Le document recommande également d’instaurer un temps partiel dans les différentes filières de formation pour qu’un étudiant puisse travailler parallèlement à sa formation.

Aussi, le rapport recommande de prévoir, selon le président, des «mécanismes de crédits et un cadre de qualification». Le même document recommande de plus de faciliter la co-diplomation. Par l’occasion, M. Miraoui recommande de prévoir un plan de redressement pour les universités et d’alléger la fiscalité de certaines activités comme la recherche. «Il faut considérer le master comme prélude à la recherche», ajoute-t-il. De plus, il faut, selon le rapport, mieux orienter le cycle doctoral. «60% des doctorants sont des salariés», avance-t-il. 

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