Ça chauffe encore à Laâyoune

Ça chauffe encore à Laâyoune

La tension revient dans la ville de Laâyoune où des affrontements auraient opposé, durant les trois derniers jours, des jeunes manifestants de la ville aux forces de l’ordre. Ces récentes manifestations auraient même débouché sur des dizaines de blessés dont près d’une trentaine dans les rangs des forces de sécurité. Alors que plusieurs véhicules de police ainsi que des commerces auraient subi d’importants dégâts.
Plusieurs sources à Laâyoune parlent également de plusieurs dizaines d’arrestations parmi les jeunes de la ville. Ces « affrontements» ont eu lieu au lendemain des verdicts prononcés contre Tamek et ses amis poursuivis pour leur implication dans les événements qu’avait connus la ville à la fin du mois de mai dernier.
Une source de la wilaya de Laâyoune, tout en reconnaissant le lien entre les derniers verdicts et la nouvelle tension que connaît la ville, tempère en affirmant qu’il ne s’agissait nullement d’ « affrontements» comme cela avait été relayé par la presse, mais de «simples escarmouches » entre des jeunes et les forces de sécurité. «La ville connaît, presque chaque jour, des escarmouches où des jeunes balancent des pierres contre les véhicules de la police et notamment contre les voitures des GUS», précise notre interlocuteur qui ajoute qu’aucune arrestation n’a été effectuée contrairement à ce qui est véhiculé par la propagande séparatiste.
Toutefois, la police a procédé à de multiples interpellations et la totalité des personnes appréhendées ont été relâchées après les examens de situation de rigueur.
La ville de Laâyoune n’aurait pas non plus, selon la wilaya, enregistré des dégâts de l’ampleur rapportée par plusieurs médias. De sources officielles, on parle de «dégâts quasi quotidiens, mais dérisoires » dus aux jets de pierre. Notre source confirme que deux véhicules ont subi toutefois de gros dommages sauf que, précise-t-on, il s’agit de vieux véhicules, incendiés il y a plusieurs jours, qui étaient réformés et qui appartiennent à « Barid Al Maghrib ».
Des hospitalisations, il n’en aura pas été question non plus. Nos sources à Laâyoune affirment qu’aucune personne n’a été hospitalisée suite aux derniers événements sauf pour quelques cas, dont des policiers, soignés sur le champ pour de légères blessures. Les blessés, parmi les manifestants, et c’est devenu une sorte de parade, évitent de s’adresser à l’hôpital, sinon diffèrent ce recours «de peur d’être arrêtés par la police».
La semaine dernière, et après plusieurs reports, la chambre criminelle près la Cour d’appel de Laâyoune a émis ses verdicts à l’encontre de 14 personnes impliquées dans les événements de la fin du mois de mai dernier. Tamek, l’un des meneurs de ce groupe, a été condamné à 8 mois de prison ferme alors que El Moussaoui Ahmed, Sidi Mohamed Bella, Mahjoub Chtioui et Hmad Hammad ont écopé de deux années de prison.
Aminatou Haïdar, érigée en «héroïne» par la propagande du Polisario, a été condamnée à sept mois de prison alors que la plus lourde peine a concerné Mohamed Tahlil, condamné à trois ans de prison.  
Ce procès s’était déroulé en présence d’observateurs étrangers dont ceux de plusieurs ONGs internationales de défense des droits de l’Homme et une multitude de journalistes.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *