À fin 2016 le nombre de détenus dépasse les 78.000

À fin 2016 le nombre de détenus dépasse les 78.000

Le taux de surpopulation carcérale a atteint les 38% 

L’ouverture de 10 nouveaux établissements pénitentiaires en 2015 et d’un autre en 2016 n’a pas eu d’effet sur la capacité d’accueil.

Nos prisons battent encore un triste record. A fin décembre 2016, 78.716 personnes étaient détenues dans les établissements pénitentiaires selon un nouveau rapport de la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR). Ce chiffre est en hausse de 11% par rapport à fin décembre 2012. La capacité d’accueil des prisons a également connu une hausse en passant de 118.140 m2 en 2012 à 146.998 m2 en 2016. Selon le rapport, cette situation a eu un impact négatif sur les conditions de détention des prisonniers ainsi que sur le niveau des services qui leur sont présentés. Le document de la DGAPR signale que l’ouverture de 10 nouveaux établissements pénitentiaires en 2015 et d’un autre en 2016 n’a pas eu d’effet sur la capacité d’accueil. Au total, 8 autres prisons ont été fermées car elles ne répondaient pas aux standards requis. Il s’agit des prisons de Tata, Zagoura, Guercif, Taouriret , Midelt, Guelmim, Inzegane et Ain Kadous à Fès.

Le taux de surpopulation carcérale a atteint près de 38% durant l’année 2016 contre 35% l’année précédente. Pour faire face à la surpopulation carcérale et améliorer les conditions de détention des prisonniers, la DGAPR a accéléré le rythme des travaux de construction des prisons d’El Arjat 2, Tanger 2, Berkane, Nador et Es-Smara afin qu’elles soient ouvertes cette année. Les travaux de construction de trois établissements pénitentiaires à Tan Tan, Asilah et Oujda ont été lancés. L’objectif étant de renforcer la capacité d’accueil des prisons et remplacer les anciennes ou celles situées dans des zones d’habitation, par d’autres de nouvelle génération répondant aux standards modernes, en termes de surface minimum, d’aération, d’éclairage des cellules, des services de base, ainsi que des espaces dédiés aux programmes de qualification et de réinsertion, précise le rapport.

Signalons que la DGPAR a prévu de créer 9 nouveaux établissements pénitentiaires, ce qui permettra de couvrir les provinces qui ne disposent pas encore de prisons. Par ailleurs, la DGAPR a recruté 104 cadres de surveillance et de sécurité en 2016 pour répondre aux besoins des centres de surveillance des établissements pénitentiaires. Cela dit, ce recrutement n’a pas eu d’impact sur le niveau d’encadrement qui demeure stable (1 gardien pour chaque 11 prisonniers), vu l’augmentation des membres des détenus entre 2015 et 2016, qui a dépassé les 6%. Autre élément à relever : l’administration pénitentiaire a doté tous les établissements pénitentiaires de scanners et détecteurs de métaux et de torches. Celle-ci a également procédé à la réparation du matériel défectueux, en l’occurrence les scanners et les détecteurs de métaux, ce qui a permis de détecter 10.380 téléphones portables. En outre, 2.420 cas de saisie de drogues ont été notifiés en 2016. S’agissant de l’alimentation des prisonniers, la DGAPR a décidé de charger le secteur privé et ce après une expérience réussie en 2015 qui a concerné 30 prisons. En matière d’hygiène, un plan d’action a été mis en place. Chaque détenu bénéficiera régulièrement de packs d’hygiène. Les douches doivent non seulement être bien entretenues mais être dotées d’eau chaude. La DGAPR a prévu de signer un contrat avec un bureau agréé pour assurer le contrôle régulier du niveau de l’hygiène dans les établissements pénitentiaires, et élaborer des rapports d’évaluation pour entreprendre les mesures nécessaires dans des délais raisonnables.

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