A l’USFP, la lutte des places est rude

A l’USFP, la lutte des places est rude

Dimanche dernier, le Premier secrétaire de l’Union socialiste des forces populaires, Abderrahmane Youssoufi, a procédé à l’inauguration du siège du parti à Hay Mohammadi –Aïn Sebaâ, à Casablanca. Un acte qui traduit la volonté de cette formation de peser de tout son poids pour l’obtention de plus de voix possibles lors des prochaines élections communales. Conformément aux résolutions de la dernière réunion de sa Commission administrative, l’USFP dispose dans la capitale économique du royaume d’une instance spécifique qui coordonne l’action partisane de ses sections provinciales. Comte tenu de cet organigramme, les bureaux de section sont appelés à recevoir les demandes des candidatures, dont les listes définitives doivent être approuvées par les conseils des sections. Ces dernières sont composées des représentants des secteurs en plus des membres des bureaux, lesquels décident de la classification des noms au niveau des listes des candidats, avant de les soumettre aux secrétariats provinciaux et enfin au Bureau politique. Le secrétariat général de coordination est composé des membres de la Commission administrative résidant à Casablanca, des secrétaires des provinces, d’un représentant de la Jeunesse ittihadia et d’une représentante du secteur des femmes sur le plan local, en plus des quatre membres du Bureau politique, en l’occurrence Mohamed Karam, Fatéma El Moudden, Badia Skalli et Abderrahman Chennaf. Jusqu’à présent, les listes des candidatures ne sont pas encore bloquées, mais la polémique autour de certains candidats est bel et bien entamée. Selon des sources fiables, la candidature de Khalid Alioua, membre du Bureau politique et jouissant de la confiance du Premier secrétaire du parti, député et ministre de l’enseignement supérieur, à Sidi Belyoute, a rencontré une réticence de la part des membres du bureau de la section. Une réticence qui n’avait aucune raison d’être en raison de l’absence d’une réunion du Conseil de section et étant donné que le rôle dudit Bureau se limite à la collecte des noms des candidats. Néanmoins, parmi les 15 membres de ce bureau, 13 ne sont pas en faveur de M. Alioua. Cela dit, en plus de cette candidature, d’autres noms se partagent l’espace de la compétition électorale et visent le Conseil de la ville de Casablanca, dont notamment Fatéma El Moudden et Badia Skalli, membres du Bureau politique du parti, et Mohamed Mouhib, président de la Commune de Mers Sultan. A Rabat, le président du groupe des députés -USFP dans la Chambre des représentants, Driss Lachgar, serait en tête de liste à Souissi, tout comme Abdelkader Baina, également membre du Bureau politique de ce parti, à Hay Riad Agdal. D’autres noms sont en lisse, tels que Ouafae Hajji, Abdelhaq Manntrach, Ahmed Rih, tous membres de la Commission administrative du Parti. Mais, rapportent certains cadres de cette formation à Rabat, Mohamed Aït Keddour, ancien exilé, tente de jouer le perturbateur dans cette ville. A Marrakech, l’on parle déjà des candidatures de Abderrafie Jawahiri, membre du bureau politique, Mohamed Lakhssassi et Mohamed Abou Al Fadl, tous députés de cette ville, alors qu’à Agadir, le nom de Tarek Kebbaj, fils de notable nationaliste et ami de Abderrahman Youssoufi, est donné en tête de liste. A Fès, Mohammed Jawhar et Mohamed Filali Baba doivent figurer sans doute dans les listes des candidats et bénéficient des dispositions du mode de scrutin de liste actuelle qui favorise dans les agglomérations ayant plus de 25000 habitants, les instances dirigeantes locales et permet aux membres des Bureaux provinciaux d’accéder aux premiers rangs dans les listes des candidats. Mais, dans des cas de blocage, le dernier mot reviendra au Bureau politique.

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