Aârab Issiali : «Je me suis engagé afin de permettre à l’ISIC de se développer vite»

Aârab Issiali : «Je me suis engagé afin de permettre à l’ISIC de se développer vite»


ALM :Pourquoi avoir établi un nouveau décret pour l’ISIC?
Aârab Issiali : Ce décret est une restructuration académique et pédagogique. Il permet une mutation en termes de formation et d’organisation à travers plusieurs piliers comme l’ouverture, la recherche, la coopération, et l’insertion des milieux professionnels. Jusqu’à maintenant nous étions ce qu’on appelle une formation supérieure de cadres, aujourd’hui nous sommes la seule institution publique du secteur avec la double tutelle du ministère de la communication et du ministère de l’enseignement supérieur. C’est un enrichissement de la formation, une modernisation. C’était une évidence, on ne forme plus les journalistes comme il y a 30 ans avec l’évolution de médias, des réseaux sociaux… L’adoption de ce décret a été un long processus qui a dû être validé par 4 ministres mais je me suis engagé afin de permettre à l’ISIC de se développer vite et davantage pour anticiper les besoins futurs.

Qu’apporte concrètement ce décret à la structure de l’école?
Il modernise plusieurs points organisationnels de l’école qui vont permettre une harmonisation des formations avec l’ensemble des systèmes universitaires, qu’ils soient nationaux ou internationaux. L’instauration du système de norme pédagogique LMD (Licence, Master, Doctorat) notamment. La licence sera désormais octroyée en 3 ans contre 4 ans les années précédentes. Il y aura aussi autant de Masters que nécessaire avec déjà deux nouveautés au programme : le Master «économie et management des médias» et le Master «information et communication des nouveaux médias». Autre point pour la nouvelle année 2012, la restructuration de la recherche scientifique et la recherche de pointe. Bien que déjà présente, elle s’organisera désormais en un véritable pôle afin de restructurer ces domaines pour s’approprier les principales tendances et réflexions en la matière. Un volet qui permettra aux chercheurs de l’ISIC de travailler avec différents laboratoires et d’autres écoles marocaines et étrangères sur des thèmes tel que la sociologie des médias ou encore la consommation média. Parallèlement, des partenariats seront mis en place avec des universités étrangères afin de favoriser la complémentarité des élèves. Des accords sont en cours de finalisation avec l’Institut français de presse Paris 2 et d’autres sont en discussion avec des universités au Canada, en Belgique et dans le Monde arabe. L’apprentissage des langues sera aussi un point important de cette réorganisation, avec un programme plus soutenu. Enfin, le décret stipule la mise en œuvre de partenariats avec le monde professionnel afin de s’insérer au mieux dans le monde du travail.

Quelle retombée va avoir l’adoption de ce décret ?
Tout cela débloque des situations. On peut faire plus de choses au niveau professionnel. Il permet de poursuivre un cursus normal, avoir plus de facilité pour les études et d’évoluer plus facilement. Une structure comme celle-ci permettra de donner du sens à la révolution des médias et de former des compétences et des ressources humaines adaptées.

Où se dirigent les élèves de l’ISIC?
Journalistes, présentateurs, communication des entreprises…Nous sommes une institution ouverte bien qu’on ne souhaite pas faire de l’offshore : la cible c’est d’abord les médias nationaux qui ont de plus en plus besoin de journalistes compétents.

Avez-vous encore des projets?
Bien sûr. Je souhaite que l’ISIC évolue avec l’implantation de plusieurs antennes dans le nord du Maroc et dans l’Oriental. J’ai aussi envie de créer une école de langues au sein même de l’ISIC, pour les besoins de nos élèves, mais aussi pour permettre des stages linguistiques, en partenariat avec les institutions compétentes, avec notamment des cours de lange amazighe.

Votre souhait ?
Je souhaite que l’ISIC soit le pilote, la locomotive au niveau du Maroc !

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