Abattoirs : Fès fait le ménage

Le wali de la région de Fès Boulemane, Lahoucine Tijani a présidé mardi dernier au siège de la wilaya une réunion consacrée à l’assainissement du secteur de l’abattage dans la ville.
À cette occasion, M Tijani a souligné l’importance de la protection de la santé des consommateurs insistant sur l’activation de l’assainissement de la filière des viandes à travers la mise à niveau des abattoirs communautaires et des transports des viandes, et la lutte contre les abattages clandestins. Et de réitérer la disposition des autorités locales à oeuvrer à l’amélioration de l’environnement socio-économique dans la région.
Le wali de la région, qui a fait état de la décision de la fermeture des «tueries» de Aouinate Al Hajjaj et Bensouda, a souligné, à l’occasion, les efforts déployés pour l’amélioration des conditions de production et des investissements.
De son côté, le président de la communauté urbaine du Grand Fès a rappelé la décision de concession du transport des viandes au secteur privé. Et de souligner que le conseil débattra lors de la prochaine session ordinaire de la restauration et l’équipement de l’abattoir communautaire.
Le directeur provincial de l’Agriculture, El Ayachi Ghazi, a, pour sa part, expliqué que l’abattoir communautaire, édifié en 1951 sur une superficie de 2,5 ha, comprend des locaux suffisants et des équipements répondant relativement aux exigences demandées. Néanmoins, a-t-il ajouté, des aménagements sont nécessaires pour sa mise à niveau, telle la dotation d’un local de saignée, d’un incinérateur pour les saisies, en plus, d’opérations permanentes d’hygiène et de restauration du bâtiment.
Et de préciser que la capacité de cet édifice qui est de 10.000 tonnes/an dépasse largement le volume traité des viandes. Et de relever que cette sous-utilisation est liée essentiellement à la concurrence des «tueries» de Bensouda et d’Aouinate El Hajjaj. Ces dernières, ajoute-t-il, situées actuellement en périmètre urbain, sont dans une situation irrégulière, et ne répondent nullement aux conditions d’hygiène et d’immolation. Le directeur provincial de l’Agriculture a estimé que le déficit est comblé par l’ampleur de l’abattage clandestin, l’écoulement des «viandes foraines» et la commercialisation des viandes préparées dans les abattoirs des provinces et préfectures limitrophes. Et d’indiquer que seulement 36% des viandes transitent par l’abattoir communautaire, 11 % par les tueries de Aouinat Al Hajjaj et de Bensouda, alors que le reste échappe au contrôle vétérinaire.
Il est à souligner que l’amélioration du secteur des transports des viandes, l’aménagement de l’abattoir communautaire, la lutte contre l’abattage clandestin et le contrôle des viandes foraines, permettront d’assainir ce secteur et d’assurer l’approvisionnement du marché en viandes dans de bonnes conditions.

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