Abbas El Fassi prend les devants

Abbas El Fassi prend les devants

Lors de ses réunions avec les cadres de sa formation partisane, dans les wilayas et provinces du Grand Casablanca, Fès, Mekhnès, Kénitra, Salé, Témara, Khémisset, Ifrane et Sefrou, le secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, Abbas El Fassi a tenu à annoncer, en ce qui concerne les alliances lors des prochaines élections, qu’aucun parti n’a demandé à sa formation « de présenter des listes communes ou des candidats communs et que les alliances se feront au moment de la constitution des bureaux des Conseils communaux », laissant ainsi la voie ouverte à toutes les éventualités, rapporte « l’Opinion ». Ce qui ne l’empêche pas de réaffirmer sa disposition de principe « à la coordination avec les partis de la Koutla démocratique et avec les autres composantes de la majorité gouvernementale et l’acceptation de la coordination avec toutes les forces imbues des valeurs de la démocratie, de l’Islam, de la Justice et de l’ouverture sur les composantes de la société civile ». Bref, à une entente avec tout le monde et avec personne. Car, pour continuer d’occuper « la première place quant au nombre des candidats, des voix et des sièges aux élections communales », tout attachement à un critère particulier ne saurait être que nuisible à cette stratégie. Sur le plan officiel, Ahmed Khalil Boucetta, membre du Comité exécutif du parti, annonce un ton confiant . « La sélection des candidats, déclare-t-il, doit se faire à partir de la base du parti, c’est-à-dire au niveau des sections locales, lesquelles connaissent leur réalité et les élites locales qui doivent représenter le parti ». A condition, ajoute-t-il en guise de précision, de répondre à trois critères à savoir « la compétence, l’intégrité et la popularité ». En cas de divergence grave et si le blocage persiste au niveau d’une province ou d’une inspection régionale du parti, le Comité exécutif pourrait intervenir. Une formule qui préserve l’autorité du Comité exécutif , mais sans occulter le rôle de la base . En principe, et à la lumière de ces données, tous les membres du Comité exécutif, tous les députés et tous les Conseillers istiqlaliens sont appelés à se présenter aux prochaines élections. Dans cet ordre, Ahmed Khalil Boucetta compte se présenter dans l’arrondissement de Marrakech– Ménara. Saïda Aït Bouali, membre du Comité exécutif du parti, la femme qui a eu le meilleur score au niveau des élections des congressistes pour l’accès à la direction du parti, se présentera aussi à Marrakech. A Casablanca, l’on évoque déjà le nom de Yasmina Baddou, en tant que tête de liste des candidats du PI dans l’arrondissement d’Anfa. À Oujda, Ahmed Taoufik Hjira, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé du Logement et de l’Urbanisme, sera sans aucun doute au rendez-vous des échéances du 12 septembre prochain. A Rabat, Youssef Tazi est appelé à se présenter dans l’arrondissement de Souissi, alors que Abdelhamid Aouad s’abstient à toute participation électorale afin, dit-il, de laisser la place aux jeunes du parti, lesquels seront nombreux à retrousser leurs manches , y compris au sein du Comité exécutif du parti. Mais, toujours est-il qu’il faudra attendre la réunion du Comité exécutif de ce mercredi 16 juillet 2003 pour connaître certains réglages qui seront probablement tranchants au niveau de l’arrêt de la liste de certaines candidatures.

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