Abdelkader El Kihel : «Nous avons profité de la faiblesse de la jeunesse algérienne»

Abdelkader El Kihel : «Nous avons profité de la faiblesse de la jeunesse algérienne»


ALM : Comment avez-vous reçu la décision du  Conseil central de l’Union de la jeunesse arabe d’exclure «la jeunesse du Polisario» des travaux de cette réunion ?
Abdelkader El Kihel : C’est avec une grande satisfaction que nous l’avons accueillie. C’est une preuve que la diplomatie de la jeunesse marocaine a apporté ses fruits. La décision des membres du  Conseil central a été prise suite à la demande adressée par la Jeunesse istiqlalienne ainsi que celles de l’USFP et du PS. Les membres du  Conseil ont découvert que la participation de la jeunesse du Polisario comme représentant d’une république présumée n’avait pas de sens. Pour eux, la présence de la jeunesse du Polisario ainsi que les problèmes frontaliers impactent les relations entre les pays.

Quelle  a été la réaction de la délégation algérienne face à cette initiative ? 
Pour atteindre cet objectif, nous avons proposé l’intégration de ce sujet dans l’agenda du travail du  Conseil. En parallèle, nous avons entamé une série de rencontres avec la Jeunesse des pays arabes pour défendre notre cause et pour les convaincre de la justesse de notre point de vue. Nous n’avons enregistré aucune hésitation de la part de ces comités-là. Ils étaient conscients et convaincus que ce genre de problème ne pourra qu’entraver la collaboration et le partenariat entre les pays du monde arabe.
Nous avons essayé de cerner le sujet et unifier le point de vue des organisations marocaines participantes à cette manifestation, pour ne pas avoir de surprise.
Les perturbations que connaît actuellement l’Algérie se sont répercutées sur sa Jeunesse. Nous avons profité de cette faiblesse pour marquer notre présence et convaincre les autres membres. C’est un pas positif et un acquis pour le Maroc. C’est une preuve que la diplomatie de la Jeunesse marocaine apporte ses fruits et aide à défendre les causes de notre pays, à leur tête le dossier du Sahara. Et ce malgré le manque d’aide qu’elle reçoit de la part du gouvernement.

Quelles sont les mesures que vous comptez prendre dans l’avenir pour défendre la proposition marocaine quant au projet de l’autonomie du Sahara ?
Actuellement, il y a une unité sur la proposition marocaine quant au projet de l’autonomie du Sahara. Ce dossier est devenu la préoccupation majeure non seulement pour la Jeunesse istiqlalienne, mais aussi pour les Jeunesses socialiste et travailliste. C’est le cas également pour les différentes organisations marocaines des jeunes. Nous sommes tous unis pour notre cause nationale. D’autant plus qu’à présent, la transparence et la crédibilité du projet marocain nous permettent de défendre le projet de l’autonomie. Également, toutes les données nous sont fournies à ce sujet et nous sommes au courant des dernières évolutions quant au dossier marocain du Sahara. Ce qui nous incite à continuer de travailler dûment dans ce sens. Nous profitons ainsi des occasions qui se présentent pour défendre le dossier du Sahara marocain.

Qu’en est-il de vos actions précédentes?
L’année dernière nous avons participé à un Festival international à Venezuela. Nous y avons profité pour organiser une table ronde au sujet du projet marocain de l’autonomie pour attirer plus d’organisations internationales et leur faire partager le point de vue marocain quant à ce dossier. À ce propos, nous enregistrons une nette amélioration à rapport de la proposition marocaine. Ce qui prouve que le projet de l’autonomie est une solution réaliste pour ce conflit. 

La jeunesse du Polisario exclue du Conseil


 central de l’Union de la jeunesse arabe Les membres du Conseil central ont approuvé à l’unanimité une motion présentée par la Jeunness Istiqlalienne, avec l’appui d’autres organisations de jeunes marocaines, pour exclure «la Jeunesse du Polisario». Selon le règlement de l’Union de la jeunesse arabe, qui regroupe de dizaines d’organisations juvéniles et estudiantines arabes, le Conseil central devra soumettre sa recommandation à l’assemblée générale, mais entre-temps le statut de l’organisation juvénile des séparatistes a été gelé et ne pourra prendre part à aucune activité de l’Union. La Jeunesse Istiqlalienne avait accueilli, il y a deux mois, une réunion de la commission juridique de l’Union de la jeunesse arabe, en présence du président de l’Union. Le conseil central de l’Union de la jeunesse arabe (UJA) a entamé, samedi à Tripoli, une réunion de quatre jours, avec la participation des présidents des ogranisations de jeunes et estudiantines de 18 pays arabes. Ce Conseil préparera, aux cours de ces sessions, la tenue du congrès général de l’UJA le 24 octobre prochain à Damas en Syrie.

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